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Quelques leaders de l’opposition congolaise se retrouvent ce mercredi en Afrique du Sud pour un conclave censé aplanir les divergences au sein de la composante au sujet notamment de l’usage de la machine à voter, le financement des élections à venir, le fichier électoral et surtout, sur le choix d’un candidat commun à la prochaine élection présidentielle. Cette réunion de la dernière chance au vue de temps qui presse risque-t-elle d’accoucher d’une souris ?

La plupart d’observateurs ne donnent pas assez de chance à l’initiative au regard des absences annoncées notamment celle du leader de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Félix Tshisekedi ne pourra pas prendre part à ces assises auxquels participent le Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, ‘’Ensemble pour le Changement’’ de Moïse Katumbi, Congo Na Biso (CNB) de Freddy Matungulu ou encore l’Union pour la Nation Congolaise, (UNC) de Vital Kamerhe. Des divergences au sujet de la participation ou non de l’opposition  aux prochains scrutins a largement miné l’unité de l’opposition qui ne tient désormais qu’à un fil. Certains militants de l'opposition de la ville-province de Kinshasa sont complètement déboussolés. Ils ne savent plus s'il faudra suivre les résolutions du conclave de l'Afrique du Sud qui se tient du 23 au 25 octobre, ou assister à la marche du 26 octobre contre l'utilisation de la machine à voter.

S'il y a quelques leaders qui se trouvent déjà en Afrique du Sud pour ce conclave, parmi lesquels Delly Sessanga et Eve Bazaïba, d'autres, par contre, comme Vital Kamerhe, ont préféré rester à Kinshasa pour les préparatifs de la marche du 26 octobre.

Entre-temps, Félix Tshisekedi n'est, pour l'instant, ni à Kinshasa, ni en République sud-africaine. Le candidat président de la République  pour le compte de l'UDPS séjourne encore aux États-Unis d’Amérique. Selon certaines sources, l'UDPS boycotte à la fois le conclave et la marche. Ce parti dit rester concentré sur les élections.Le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund A Kabund a confirmé la non-participation de son parti aux assises convoquées par une frange de l’opposition en Afrique du Sud, lesquelles assises s’ouvrent ce mercredi au pays de Nelson Mandela : «Nous ignorons les objectifs et les organisateurs de ces assises, c’est pour quoi faire ? »

Pour la marche de l’opposition du 26 octobre 2018, là encore la position du parti du nouveau sphinx de Limete n’a pas bougé d’un seul iota. «Entre la machine à voter et le boycott des élections, l’UDPS a choisi le moindre mal. Notre stratégie se fonde sur deux convictions : c’est de faire d’abord partir Joseph Kabila le 23 décembre 2018 et s’attaquer à son système selon les résultats qui seront donnés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Parce que de toutes les façons, l’UDPS n’a pas à apprendre à dire à qui que ce soit », a martelé Jean-Marc Kabund A Kabund.

José-Junior Owawa

      

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