L'activiste de droits de l'homme, Jean-Claude Katende a produit sa énième tribune basée sur la coalition FCC-CACH.
Dans cette chronique intitulée: « Ne bloquez pas la RDCongo» dont une copie a été transférée à election-net.com, le Président de l'Association Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme, Assadho exhorte les leaders de la coalition politique au pouvoir en République Démocratique du Congo, RDC à préserver la stabilité politique et institutionnelle pour l'intérêt supérieur de la nation congolaise.
Ci-dessous, l'intégralité de la tribune.
Lors de la première réunion du Président Félix TSHISEKEDI avec les membres du gouvernement, tenue en septembre dernier, le Président de la République avait invité les ministres à la solidarité et à la cohésion dans l’accomplissement de leur travail. Pas de CACH, pas de FCC, tous, nous sommes appelés à travailler pour l’intérêt du peuple congolais, était son souhait.
A peine lus d’un mois après, il est dommage de constater que certains ministres n’ont jamais intégré ou pris en compte cette préoccupation du Président.
Les principes de collaboration, concertation, cohésion et solidarité qui caractérisent le travail au sein du gouvernement sont ignorés. Certains ministres du FCC sont en guerre contre ceux du CACH, et vice-versa, comme s’ils appartenaient à des gouvernements différents et rivaux.
Pareil comportement n’est pas républicain et contribuera à bloquer le pays.
En réponse au Vice Premier Ministre, Messieurs Gentiny NGOBILA et BOONGO NKOY au nom d’un collectif informel des Gouverneurs(FCC) ont répondu en justifiant leurs décisions irrégulières, entrant ainsi la rébellion contre les lois de la République.
Le comble de tout, Monsieur RUBERWA, Ministre de la décentralisation, est intervenu par sa lettre destinée au collectif des gouverneurs pour cautionner la rébellion de ce collectif et recommander au Vice Premier Ministre et Ministre de l’intérieur d’organiser des concertations sur cette question avec le collectif des gouverneurs rebelles.
Monsieur RUBERWA oublie qu’au sein du gouvernement, le Vice Premier ministre est au-dessus de lui et qu’il ne peut pas lui donner ni injonctions ni recommandations. Il oublie aussi qu’on ne doit pas négocier avec un groupe informel d’individus qui se croit tout permis du seul fait qu’ils sont membres du FCC.
Cette absence de concertation entre deux membres d’un même gouvernement a pour conséquence d’entêter des gouverneurs rebelles qui méritent d’être sanctionnés.
Avec quel pouvoir un ministre peut-il refuser d’exécuter les décisions du chef de l’Etat ? Pourquoi le Président de la République n’utilise-t-il pas toutes les voies de droit pour faire exécuter ses ordonnances ? Le pouvoir du Président connait-il d’autres limites après celles prévues par la Constitution ?
Ces actes qui semblent être isolés risquent de s’amplifier et de bloquer le bon fonctionnement des institutions qui sont appelées à travailler pour tous les congolais sans distinction de plateformes politiques, provinces et tribus.
L’impression que tous ces ministres donnent est qu’ils sont là pour défendre leur plateforme FCC ou CACH au lieu de défendre le Congo.
Les rapports entre le Président de la République et les ministres, les ministres entre eux, ne sont pas fixés par les plateformes politiques (FCC et CACH) mais par la Constitution, les lois et actes règlementaires.
Dans l’intérêt du pays, tout le monde doit les respecter.
Le peuple doit garder les yeux ouverts.
Kinshasa, le 05 novembre 2019
Me Jean Claude KATENDE.
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