img

Actualités

La cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo a signifié depuis le mercredi 01 juillet 2020 l'assemblée provinciale du Kasaï Central du recours en inconstitutionnalité contre sa décision démettant le gouvernement provincial, introduit par Martin Kabuya.

L'organe délibérant de la province devra s'apprêter de ce fait, à faire parvenir à la haute cour son mémoire en réponse qui sera suivi du mémoire en réplique des membres du gouvernement déchu avant le verdict.

Le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire du Kasaï Central, le professeur Ambroise Kamukuny Mukinay l'a fait savoir jeudi 02 juillet 2020 à la presse locale.

" le greffier de la cour est descendu à l'Assemblée provinciale lui signifier cet exploit de justice. Nous allons attendre,qu'elle dépose le mémoire en réponse et de notre côté nous avons le droit d'adresser le mémoire en réplique avant que la cour constitutionnelle puisse prendre un arrêt.
Si la cour réhabilite le gouvernement provincial, nous allons rentrer en fonctions et si elle rejette notre recours, nous allons attendre faire la remise et reprise avec les nouveaux maîtres de la province" a-t-il précisé au sortir de la première réunion du conseil de sécurité qu'il a présidée en qualité du Gouverneur à d'intérim du Kasaï Central.

Ambroise Kamukuny qui assure expédier légalement avec toute l'équipe gouvernementale déchue "les affaires courantes", appelle la population au calme et met en garde contre les agitations et leurs auteurs sur la ville.

" Nous ne voulons donc pas qu'il y ait des tireurs des ficelles qui payent des motos à gauche et à droite pour envenimer la situation qui n'est pas grave. Les membres du conseil de sécurité ont décidé que toute personne qu'on trouvera en train de semer les troubles dans la ville et tous les tireurs des ficelles seront poursuivis par la justice et punis conformément à la loi." martèle-t-il.

Pour rappel, le gouvernement provincial du Kasaï Central a été destitué le 24 juin dernier par l'assemblée provinciale; Depuis, le chef de l'exécutif déchu qui n'a pas encore officiellement déposé sa démission a emprunté la voie de la justice dénonçant la procédure de sa destitution, notamment, son droit de la défense "violé".

Van Frédéric Tshilanda à kananga

About Author

leave a comment

Powered by Google TranslateTranslate