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L’Afrique risque de souffrir péniblement avec cette guerre entre l’Ukraine et la Russie. Pour en savoir plus, Election-net a fait le tour pour interroger, sénégalais, maliens et guinéens y compris des économistes. Reportage.

La sous-région ouest africaine suit avec beaucoup d’intérêt le conflit entre la Russie et l’Ukraine. « Le continent africain ne peut pas échapper à ce conflit » nous renseigne un commerçant guinéen que nous avons rencontré à Sandiery, un endroit qui élise domicile des commerçants guinéens. Il est situé à Dakar.

Pour ce Guinéen, le pays Ukrainien est seul dans ce conflit et les autres pays regardent sans réagir vite. Même son de cloche pour ce Malien.

À en croire, ce sont les pauvres africains qui, à la suite vont subir des conséquences néfastes avec une flambée de prix. « Les risques sur l’approvisionnement du blé font que ce produit va devenir plus cher » dit-il.

Ainsi, il invite les dirigeants du monde entier à résoudre ce conflit au plus vite.

De son côté, un interlocuteur sénégalais est d’avis « que la solution doit être vite » ; aussi il pense à ses compatriotes sénégalais établis en Ukraine.

« La Russie n’est pas un partenaire de l’Afrique » selon un économiste

« La Russie n’est pas encore un grand partenaire du continent africain. D’après les études effectuées en 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et les États africains sont chiffrés à 20,4 milliards de dollars, en hausse de 17% avec des exportations vers le continent de l’ordre de 17,5 milliards de dollars » informe l’économiste Pape Demba Thiam.

Selon lui, l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Égypte, le Kenya, la Côte d'Ivoire, le Maroc, le Nigeria, le Soudan, la Tunisie et le Sénégal ont été les principaux partenaires commerciaux de Moscou.

Une crainte de la flambée du prix en Afrique

Outre l’armement, la Russie exporte principalement des céréales et des hydrocarbures : deuxième producteur mondial de carburant et premier exportateur de blé au monde. Sous ce registre, il faut s’attendre à une flambée des prix dans les jours à venir.

Avant même ce conflit, l’on avait constaté que le prix du baril avait commencé a augmenté. « Dès l’instant que les gens pensent qu’il va y avoir des ruptures d’approvisionnement sur le blé, les spéculations vont aller bon train avec la constitution de stocks. La loi de l’offre et de la demande va faire le reste » explique l’économiste Pape Demba Thiam.

Pour l’économiste, il faut s’attendre à une hausse. « C’est un choc inéluctable que va subir le continent africain » dit-il.

Attention aux Etats africains !

Pour le gaz, il fait comprendre que l’Europe a des difficultés avec l’approvisionnement. A cet effet, l’économiste invite les Etats africains à faire trop attention dans ce conflit. « Les dynamiques en cours en Afrique de l’Ouest, les dynamiques financières en gestation dans le monde, doivent pousser notre diplomatie économique à la réflexion stratégique » révèle notre interlocuteur.

Mapote Gaye

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