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Plusieurs questions chicotent des chercheurs congolais depuis le début de la pandémie en RDC, comme elles préoccupent bien des citoyens congolais.

C'est depuis le 26 mai 2020, que le premier centre de prélèvement massif et de diagnostic à grande échelle par machine Genexpert contre la Covid-19 en RDC  a vu le jour au Stade des Martyrs à Kinshasa.

Dans ce contexte, plusieurs experts étaient convaincus que le rebond soudain du nombre de cas positifs à la COVID-19, qui nous a fait passer de 2403 cas cumulés du 25 mai à 4016 cas cumulées au 6 juin dans une intervalle de 12 jours ( soit +1613 cas positifs de plus) s'expliquait par cet avant-gardisme.

Et qu’en réalité, le plus grand nombre de cas positifs au pays(40% du total congolais) témoignait non pas d’une situation plus grave, mais d’efforts plus importants des autorités congolaises, notamment concernant les tests de dépistage. En 12 jours la RDC a réalisé environ 4026 tests.

Sauf que, après l'analyse des chiffres dans son ensemble, il est pratiquement impossible d'atteindre le pic en juin ou juillet si la capacité de diagnostic n'augmente pas à 1000 échantillons testés par jour. Pourquoi ? Réponses.

Estimation sujette à des revisions si il y'a lieu.

En effet, la RDC a mis un peu plus de deux mois qu’ailleurs à augmenter significativement le nombre de tests de dépistage. Et pourtant, ceci est un élément central dans le combat contre la COVID-19, comme on l’a vu dans plusieurs pays d’Afrique à l'exemple du Rwanda.

Au 6 juin, selon les données analysées par la rdc-trackcovid.com le pays a réussi à tester environ 12,020 personnes, soit l’équivalent de 0,1 test par 1000 habitants(1). Or, cette proportion est 6 fois plus faible qu’au Rwanda (6 tests par 1000 habitants) et n'a enregistré que 431 cas cumulés depuis le début de l’épidémie déclarée le 14 mars.

www.rdc-trackcovid.com
www.rdc-trackcovid.com

N’est-ce pas étrange ?

De plus, une autre statistique qui inquiète les experts de la plateforme rdc-trackcovid.com : le taux de tests révélant des cas positifs de COVID-19 au pays est beaucoup plus grand qu’ailleurs. À ce jour, 33 % des tests se sont avérés positifs en RDC, contre seulement 0,5 % au Rwanda.

Est-ce que c'est à dire que les congolais sont plus malades ou infectés ? Pas nécessairement. Selon les experts, ces données font comprendre que le gouvernement congolais, parce qu’il a moins de capacités à faire des tests, a choisi de cibler strictement les populations à risque, notamment les personnes ayant des symptômes ou contacts à risque. Ceci n'est pas le cas du Rwanda, car son gouvernement a décidé de tester tout le monde sans exception, et cette stratégie marche car le cumul est moins de 500 cas positifs.

En ciblant les cas les plus risqués, le taux de test positif a été bien supérieur à ce qu’il aurait été si les autorités congolaises avaient visé plus large. Autrement dit, dans le contexte du manque de capacité de diagnostic, la stratégie pour la RDC a été faite de cette manière.

Or,  le taux de tests positifs 6 fois plus faible indique possiblement une stratégie moins efficace, car il y'a bien des cas invisibles, surtout quand on sait que certains congolais ne respectent presque pas la distanciation sociale ou même, les gestes barrières. On pourrait donc s’attendre à une explosion de cas en RDC dans les prochains jours.

Face à ce constat, la population va devoir apprendre à vivre avec le virus en respectant les gestes barrières et pratiquer la distanciation sociale pendant plusieurs mois afin d'éviter la propagation du coronavirus COVID-19.

Election-net.com/RDC-trackcovid.com

(1) Il s’agit du nombre de tests pour lesquels des résultats ont été communiqués partiellement

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