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La gestion de la Commission électorale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC) continue à susciter des réactions au sein de la société congolaise.

Des acteurs politiques aux ceux de la société civile, les initiatives fusent de partout pour tenter de donner une forme quelconque à l'institution d'appui à la démocratie.

Au cours d’un point de presse tenu au siège de son parti Alliance des Démocrates du Progrès, ADP, Christophe Lutundula a révélé les grandes articulations de sa proposition de loi portant réforme du système électoral congolais, déposé ce jeudi 08 Août au bureau de l’Assemblée nationale.

Le député national Christophe Lutundula a avancé les raisons qui l’ont motivé à initier cette proposition de loi organique modifiant et complétant la loi organique n°10/13 du 18 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI telle que modifiée et complétée par celle n°13/012 du 19 avril 2013.

Selon cet élu, sa démarche vise à, « Préserver le peuple congolais contre les violences électorales récurrentes pour lesquelles il paie toujours un lourd tribut.»

Il a annoncé des innovations notamment dans la désignation des animateurs de la centrale électorale par les composantes à part égale à savoir (majorité, opposition, société civile); aussi, il a proposé la désignation du président de la Ceni par consensus des composantes sur proposition de la société civile.

Une autre autre nouveauté, fait-il savoir dans sa recette, la responsabilité de sanction collective ou individuelle et de déchéance des membres du bureau de la CENI par le Conseil d’Etat en cas de violation de la loi portant organisation de cette institution en lieu et place des influences des composantes qui auront désigné leurs membres à la centre électorale.

En outre, il propose la création d’une commission permanente d’évaluation et de contrôle (COPEC) chargée de suivi du processus électoral, de l’évaluation et du contrôle de la conformité aussi bien des actes des membres du bureau de la CENI que des activités de celle-ci en remplacement de l’Assemblée plénière de la CENI, qui n’a aucun pouvoir effectif, a-t-il indiqué.

Tout en reconnaissant le caractère houleux que va revêtir cette législature au retour des vacances parlementaires pour la session de septembre, ce cadre du G7 invite les forces du changement à s’approprier son initiative.

Au delà de ses intentions du député, plus ou moins cohérentes, l'initiative de cet élu de l'opposition risque de se heurter à la puissante machine FCC-CACH, la coalition au pouvoir dirigée par l'ancien et le nouveau président de la République, Joseph Kabila et Félix Antoine Tshisekedi, parce pour certains observateurs, cette proposition de loi risque de marcher sur les plates bandes du pouvoir qui a plus que besoins d'avoir la maîtrise de la CENI afin d'assurer un contrôle soutenu sur l'institution en prévision des échéances électorales à venir.

José-Junior Owawa

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