RDC: Martin Fayulu dénonce “la création d’un état autonome au Tanganyika”

Martin Fayulu, Président du parti politique ECIDE/photo tiers

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L’ancien candidat président de la République Démocratique du Congo, Martin Fayulu Madidi a prononcé, comme l’essentiel des acteurs politiques du pays, son discours à l’occasion de la fête de l’indépendance, célébrée le 30 juin de chaque année depuis 1960.

Dans cette allocution, l’opposant a invoqué plusieurs sujets notamment, la gouvernance politique depuis des décennies et l’insécurité qui sévit dans plusieurs coins du pays.

“Aujourd’hui, le Congo de Lumumba souffre ; le Congo de Kasa-Vubu est saigné à blanc ; le Congo de Malula est à genoux. Nous sommes humiliés”, s’alarme-t-il.

Le président du parti politique ECIDE, considère que “le pays va tellement mal, que ce 60ème anniversaire doit susciter une interrogation importante dans le chef de chaque Congolaise et de chaque Congolais, à savoir : pourquoi laissons-nous
notre pays être détruit ou à la merci des autres?”

Martin Fayulu nourrit la conviction “qu’après les épisodes ahurissants de mauvaise gestion, de bradage du patrimoine minier, pétrolier, forestier, de volatilisation des recettes publiques, de privatisation du patrimoine foncier et de l’accaparement de certains biens de l’Etat par les profiteurs du régime de Monsieur Kabila”, qu’un diagnostic soit poser pour un nouveau départ dans son pays.

“Voilà que, en bons élèves, leurs complices dans le hold-up électoral de décembre 2018 nous présentent, dans la continuité, un feuilleton nauséabond sur le
montage d’un plan de détournement massif des deniers publics, baptisé « programme d’urgence des 100 jours »”, constate ce cadre de la plateforme politique Lamuka.

Dans son allocution parcourue par election-net.com, Fayulu Madidi a fait remarquer que la “décadence” de la situation politique dans le pays de Tshisekedi, Chef de l’État dont il n’a jamais reconnu comme tel, est une “Œuvre d’un pouvoir issu du « deal de la honte », en définitive de la trahison et de l’indignité”.

Pour lui donc, “les conséquences dramatiques de l’opprobre y rattaché viennent accroître la souffrance du
peuple à travers : la banalisation du pillage et du détournement des fonds publics ; la corruption généralisée ; la systématisation du tribalisme et du népotisme ; la transformation en faits divers des tueries et des massacres des congolais par des gangs armés étrangers qui écument l’est de notre pays ; l’insécurité généralisée et persistante sur toute l’étendue de la
République ; l’occupation, sans crainte de dénonciation ni de représailles, d’une partie du territoire national par des milices et des armées étrangères ; la création sournoise d’un état autonome au Tanganyika avec le déploiement ostentatoire d’une armée privée”.

En outre, Martin Fayulu estime que le procès fleuve dit des 100 jours qui a vu défiler les grandes figures de la vie publique congolaise n’a pas livré tous ses secrets et pense que le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait à répondre politiquement dans cette affaire.

“Autant le feuilleton du programme des 100 jours n’a pas encore livré tous ses secrets au regard des révélations et accusations graves faites lors du procès et pour lesquelles Monsieur Félix Tshisekedi devrait au minimum répondre politiquement, autant j’exige que toute la lumière
soit faite sur « l’affaire des 15 millions de dollars des pétroliers », sur toutes les autres activités du programme des 100 jours ainsi que sur les détournements de fonds opérés durant les 18
dernières années”, suggère l’opposant dans son allocution du 30 juin dernier.

Jose-Junior Owawa



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