mer. Jan 22nd, 2020

RDC : l’ambasadeur Ignace Gata humilié à l’aéroport de Ndjili, les Kwangolais dénoncent un acharnement injustifié

608 Vues

La communauté Kwangolaise s’est insurgée contre l’humiliation subie par l’ambassadeur auprès des Nations Unies à New-York, Ignace Gâta Mavita, à l’aéroport international de Ndjili, après son rappel définitif au pays par la mnistre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzenza, à travers son courrier n° 130/0046/6951 du 08/12/20019.

Il s’agit de la tentative par la police et les agents de la Direction Générale de Migration (DGM), commis à l’aéroport de N’djili, de ravir le passeport diplomatique de ce haut fonctionnaire dans le but de l’empêcher de voyager, dénonce la communauté Kwangolaise, a farouchement réagi un acteur de la société civile contre ce genre d’agissement.

Pour cet acteur, la communauté a déploré ce fait qui s’est déroulé le dimanche, avant de s’interroger sur le groupe, mandaté par on sait qui, sans respect de normes en la matière, avait intimé l’ordre à l’ambassadeur de descendre de l’avion comme un malfaiteur recherché.

Pour votre gouverne, l’ambassadeur Gata avait pris place à bord d’un air France à destination de New-York (Etats-Unis) pour rejoindre son poste afin de préparer la remise et reprise et sa famille. Avant le décollage, des policiers et agents de la DGM arrivent et demandent à l’ambassadeur Gata de leur donner son passeport diplomatique.

Surpris et à la question de savoir pourquoi, sur fond de mensonge, les badauds ont prétendu qu’il y avait une erreur dans son passeport et il fallait à tout prix la corriger.

Et l’ambassadeur Gata d’expliquer : ” j’ai toujours voyagé avec dans ses différentes sorties dans le même aéroport. Pourquoi ne lui a-t-on jamais dit cela ? Il refuse de se soumettre, estimant que ce passeport est son « bien propre”.

Ainsi, le face-à-face a duré près d’une dizaine de minutes. Quand il cherche à connaître celui qui les a envoyés, tout s’accélère. « J’ai à peine eu le temps de finir ma phrase que l’on a descendu mes bagages », se souvient le haut fonctionnaire.

Après de multiples sommations, il accepte d’annuler son voyage. Il sera finalement retourné chez lui à la maison. « C’est une scène surréaliste qui s’est jouée ce soir-là », a affirmé l’ambassadeur Gata. En outre, il se trouve dans une situation d’insécurité qui ne dit pas son nom. Et pourtant, son collègue de Genève, qui devait voyager le même soir et qui était dans le même dossier, est resté tranquillement à bord de l’appareil. Que lui reproche-t-on s’interroge beaucoup de gens qui connaissent le mérite de Monsieur Gata ?

Le Kwango condamne avec fermeté

A haute voix, la communauté kwangolaise condamne avec fermeté cette méthode de la nouvelle administration congolaise qui la considère d’« illégale. » car M. l’ambassadeur Ignace Gata est un homme « intègre », exceptionnellement « intelligent » et d’une « valeur morale » jamais connue.

Le limoger et l’humilier de telle façon ne constitue rien d’autre qu’une affaire de règlement de comptes personnels car il savait bien qu’il arrivait fin mandat, hurle un notable de la province. Lui faire subir une telle humiliation qui fait bomber le torse du nouveau pouvoir d’un côté, et qui fait rire tous ceux qui connaissent la valeur de cet homme, n’est pas un pari gagné.

La communauté kwangolaise dont les filles et fils vivent dans et autour de l’ONU n’ignore pas comment les choses se passent au sein de cette organisation.

Qu’est-ce qui aurait manqué pour le remercier comme cela est de coutume pour tous les diplomates dans tous les pays du monde pour ses devoirs accomplis ?

En ce qui le concerne, ce n’est pas seulement la province du Kwango qui regrette ce qui lui est arrivé et qui s’indigne, mais toute la République.

En effet, le traitement d’un homme qui a rendu de si grands services à la nation devait être une ovation. Témoin, sa célèbre intervention, qui fait fâcher des milliers d’Internautes, face à son collègue du Rwanda.

Tout bien pensé, le gouvernement congolais avait intérêt à compter sur un homme comme lui pour continuer de porter au loin le message du peuple congolais : la paix.

Voilà que sept ans de service à l’ONU, au moment où la situation du pays était sur toutes les lèvres se soldent à une sorte d’ingratitude. Même s’il était votre « ennemi », il existe quand même des procédures à respecter.

election-net.com/ouraganfm.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *