RDC: “Je dis non à la caporalisation et à l’assujettissement de la justice”, (Martin Fayulu)

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Le président du parti politique ECIDE, Martin Fayulu Madidi a, dans son discours à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, dénoncé la “caporalisation et l’assujettissement de la justice” congolaise.




Dans cette adresse, l’opposant congolais a également mis en garde contre toute tentative de pérennisation du “pouvoir honni par le peuple” congolais.

“Je mets en garde tous ceux qui orchestrent des manœuvres sordides pour pérenniser le pouvoir honni par le peuple. Je dis non à la caporalisation et à l’assujettissement de la justice et non à la privatisation de la centrale électorale”, a-t-il déclaré.

Pour barrer la route à ces “manœuvres sordides”, Fayulu Madidi voudrait compter sur la mobilisation générale de ses concitoyens.

“Je demande au peuple de commencer les manifestations publiques de protestation, dans le respect des gestes barrières, afin de faire entendre sa voix pour barrer la route au projet
maléfique de Monsieur Kabila”, a lancé le candidat malheureux de la présidentielle de 2018.

Justifiant son absence au pays, Martin Fayulu aurait-il voulut prendre la tête de ces “manifestants de colère” afin de leurs donner une certaine épaisseur.

“Le Révérend Martin Luther King avait dit, « nous avons la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes » et moi d’ajouter : face à la médiocrité, à l’injustice et à la trahison, la désobéissance civile est un devoir. La fermeture des frontières suite au COVID-19 m’a retenu loin de vous pendant plus de 4 mois.
Je rends grâce au Seigneur, ma puissante forteresse, de nous avoir gardé en vie.
Je sais que l’heure est grave ; je sais que la situation est explosive et que le pays n’est pas
gouverné. Je mesure surtout le degré de vos frustrations. Je serai donc avec vous au pays très bientôt de sorte qu’ensemble nous puissions libérer le pays de nos ancêtres et l’engager définitivement sur le chemin de la paix, la stabilité, la dignité, le développement et la prospérité”, conclut-il son long discours.

Jose-Junior Owawa