RDC: Félix Tshisekedi -Kamerhe, le divorce?

Le candidat de l'opposition congolaise Félix Tshisekedi (d) et son directeur de campagne Vital Kamerhe (g), saluent leurs partisans à leur arrivée à Kinshasa, le 27 novembre 2018. afp.com/John WESSELS

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Silencieux depuis le début du procès dit des 100 jours, Felix Tshisekedi a profité de son allocution à la Nation pour revenir sur ce dossier judiciaire qui a vu son Directeur de cabinet et son bras droit, condamné en première instance à 20 ans de prison et des travaux forcés.

Pour le chef de l’État, ce procès doit servir de leçon et un signal qui sonne la fin du coulage des deniers publics




« Je souhaite que l’expérience douloureuse révélée au cours du procès en rapport avec le Programme des 100 jours, tourne définitivement la page de la longue série de projets et programmes qui, à travers l’histoire, ont donné lieu à d’importants coulages de ressources. L’engagement que j’ai pris devant vous, devant ma conscience et devant Dieu, c’est de donner la chance à tous les congolais, sans exclusive, d’envisager l’avenir en toute liberté et en toute quiétude, mais sur de nouvelles bases morales.” a dit le Chef de l’Etat. Et d’ajouter qu’il ne s’agit nullement pas de punition mais de pédagogie.

« M’inspirant des saintes écritures, mon objectif n’est pas de voir les méchants périr, mais plutôt qu’ils changent, qu’ils soient sauvés et que le pays tout entier s’en réjouisse,” a poursuivi le président de la République dans le traditionnel discours à la Nation.

Et il prévient tous les gestionnaires que rien ne sera comme avant.

« En soixante années, nous avons progressivement laissé notre classe politique se transformer en une sorte de maffia, et nous en avons fait le principal modèle de réussite pour cette jeunesse”, a-t-il indiqué.

Toujours sur le volet de lutte contre la corruption, le chef de l’État affirme qu’il n’est pas prêt à abdiquer

« J’ai également pris l’engagement de mettre un terme à l’impunité, pour donner un sens à la lutte contre la corruption et les antivaleurs. Car celles-ci sont à la base de presque tous les maux dans les différents secteurs de la vie nationale.”

Pour rappel, Vital Kamerhe directeur de cabinet du chef de l’État a été écroué par la justice pour détournement des fond destinés à la construction des maisons préfabriquées. Le chef de l’État n’avait jamais donné sa position sur le dossier.

Chris Lumbu