jeu. Avr 9th, 2020

RDC-ESU: Les inégalités salariales dans le corps professoral font jaser.(Enquête)

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La fermeture de l’université de Kinshasa à la suite des récents incidents résultants des remous des étudiants du faite de l’augmentation des frais académiques , certes motivés par les exigences conjoncturelles d’ordres économiques révèle plusieurs inquiétudes longtemps gardées en sourdine dans les milieux universitaires.

Les câbles de votre site d’informations election-net.com rapportent quelques vices qui s’observent et qui énervent le corps professoral en temps plein sur toute l’étendue du territoire national.




En effet, selon un professeur de l’université de Kinshasa membre de l’APUKIN( Association des professeurs de l’université de Kinshasa) s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, bon nombre des professeurs qui préstent à l’étranger sont payés par l’État congolais avec les mêmes avantages (crédits véhicules voire maisons) au même titre que les professeurs qui exercent le même métier à temps plein dans nos universités.

La plupart de ces professeurs qui viennent de l’étranger souvent pour animer uniquement les conférences selon la même source qu’elle qualifie des touristes scientifiques, sont quasiment des retraités aux Etats-Unis, Belgique, France et ailleurs et ne viennent que pour deux mois(2) pour la plupart sur une année de douze mois.

Une injustice criante qui énerve les professeurs des universités qui ont acceptés de former l’ élite de demain devant assurer pour l’avenir de la RDC dans les horizons futurs.

Pourquoi ces inégalités sociales à peine voilées sous le silence peut- être coupables des autorités qui devraient s’inscrire dans la vision du Président de la République qui se cristallise sur la matérialisation de effets de l’État de droit ?>

La question taraude les esprits des enseignants qui murmurent depuis l’avènement de Félix Antoine Tshisekedi à la tête du pays alors qu’ils espéraient voir les choses s’améliorer au lendemain du déclin du régime de Kabila caractérisé par l’impunité endéans 18 ans.

Selon un autre professeur dans la même posture d’anonymat qui abonde dans le même sens que le premier, la justice distributive permettrait certainement à l’État congolais d’engranger plus de recettes voire faire des économies substantielles et au besoin renforcer l’enveloppe salariales des professeurs actifs qui donnent cours à temps plein.

Cette enveloppe est par ailleurs frappée par la dégringolade du Franc-congolais face à la devise étrangère sans oublier la flambée des prix des biens de première nécessité sur le marché. D’où cet appel au Chef de l’État qui tombe à point nommé afin qu’il ouvre l’oeil et le bon pour mettre fin à la grogne qui sévit dans le corps professoral dans tout le pays.

Des cas similaires sont également signalés dans plusieurs autres corps sociaux.

Affaire à suivre.

La Rédaction

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