RDC/Crises: Martin Fayulu préconise un dialogue national avant des élections générales anticipées

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Lors de son adresse à ses concitoyens en marge de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, l’opposant Martin Fayulu a présenté un tableau sombre de la situation politique dans son pays depuis des décennies.

Il a estimé que cet état des choses devra être changé pour permettre aux congolais de jouir des richesses du sol et du sous-sol de leur nation.

“Grand peuple de la RDC,
J’avais trois ans et demi au moment de l’indépendance. Tout au long des décennies soixante et soixante-dix, les congolais croyaient vraiment que les lendemains seraient meilleurs dans
leur pays. Hélas”, regrette l’ancien candidat président de la République lors de la dernière présidentielle du 30 décembre 2018.

Dans son allocution, Martin Fayulu Madidi a tenu à mobiliser le maximum de congolais pour la reprise en main de la situation.

“Je refuse que les jeunes d’aujourd’hui ne puissent bénéficier d’un environnement qui leur
permette de rêver dans leur pays ; je refuse que ceux qui n’ont aucun leadership, aucun caractère, aucune moralité et qui n’ont aucune compétence pour résoudre les problèmes des Congolais soient à la tête de nos institutions ; je refuse qu’on continue à nous traiter comme des enfants et des affamés qui ont besoin de l’aumône ; je refuse que mon peuple continue à subir les humiliations, les agressions, les violences horribles et les tueries gratuites ; je refuse
la balkanisation de mon pays et le pillage de nos ressources naturelles et je refuse d’être complice du sous-développement chronique de la RDC”, gronde le président du parti politique ECIDE.

Mais pour y arriver, ce haut cadre de la plateforme politique, Lamuka a besoin de l’aide extérieure.

Il estime “qu’avec le soutien de la communauté internationale, mais surtout grâce à un leadership
de transformation et responsable que les congolais méritent”, le changement est possible.

Le principal challenger du Président Félix Tshisekedi lors du dernier scrutin présidentiel pense que malgré la situation déjà difficile des congolais, aucune perspective rassurante n’existe au pays.

“Malheureusement, toutes les prémisses d’une dégradation plus grave de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire du pays sont visibles. Outre la crise de légitimité, d’autres crises se sont exacerbées et il est plus que temps de les résoudre”, prédit-il.

Mais pour y remédier, “MAFA”, comme préfèrent l’appeler ses sympathisants, dispose d’une recette magique.

“Pour y arriver, il nous faut des institutions et des animateurs légitimes. Par conséquent, je demande aux leaders de nos confessions religieuses et aux dirigeants de la Communauté de
développement d’Afrique australe, SADC, soucieux comme nous de la paix, la stabilité et le développement de notre pays, de saisir cette occasion pour réunir toutes les parties prenantes afin de dégager un consensus autour des réformes institutionnelles nécessaires et urgentes à opérer avant d’organiser les élections générales anticipées dans les meilleurs délais
(élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, sénatoriales ainsi que celles
des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces). C’est la seule solution pour sortir de
cette crise afin d’assurer le bon fonctionnement des institutions”, pense l’opposant.

Jose-Junior Owawa