RDC: ”Aucune autorité n’a le pouvoir de violenter l’inviolabilité de l’hémicycle”, (Aubin Minaku)

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Le député national, Aubin Minaku a fustigé l’action de la police dans l’enceinte du parlement congolais afin d’empêcher l’élection du Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale conformément à la décision du conseil d’État de la République Démocratique du Congo.

Dans une interview accordée à la radio Top Congo FM, l’ancien président de la chambre basse du parlement congolais a jugé inacceptable cette intervention de la police.

Pour lui, dans une République, il y a des principes sacro-saints qui doivent être respectés, notamment la séparation des pouvoirs.

Sans placé un mot sur l’arrêt rendu par le conseil d’État, il a rappelé qu’au delà de cela, aucune autorité ou institution de la République n’a le pouvoir de violenter l’inviolabilité de l’hémicycle, du palais du peuple, qui héberge, le sénat et l’Assemblée nationale.

”C’est inacceptable dans une République, quel soit l’ordre du jour annoncé par l’assemblée nationale, parce que dans une plénière, même si il s’agit d’une question de vote, il y a le débat, et il y a de motions qui interviennent”, a-t-il indiqué.

Cependant, il a invité tous ces collègues à rester debout pour siéger derrière la Présidente Jeannine Mabunda, car selon lui, ne pas le faire serait oublier le peuple qui les a mandatés.

Par ailleurs, cet ex président de l’Assemblée nationale à sous le régime de Joseph Kabila, a indiqué que tous les citoyens congolais doivent mutuellement se respecter, et respecter les prérogatives des uns et des autres, d’où sa précision sur l’arrêt rendu par le conseil d’État.

”Le conseil d’État n’est pas compétent en la matière, nous devons respecter les autres institutions et nous le faisons à l’assemblée nationale”, a-t-il indiqué.

Enfin, il a indiqué que qu’elles que soient les décisions d’ordre juridictionnel prises par d’autres institutions, personne n’a le pouvoir de bloquer l’Assemblée nationale, selon lui, le fait de placer les policiers à l’entrée du palais du peuple pour que les élus n’aient pas accès, cela reste inacceptable.

”Si l’assemblée nationale n’est pas d’accord avec l’arrêt du conseil d’État, et si le conseil d’État n’est pas d’accord avec la décision de l’assemblée nationale, la question devrait être réglée de manière Républicaine, c’est à dire dans le respect des prérogatives de chaque institution, et ceux là qui sont au sommet, avoir une approche de régulation pour sauver l’essentiel”, a-t-il t-il martelé, avant d’appeler chaque structure à intérioriser suffisamment la constitution, ensuite il faut qu’il y ait au sommet de chaque structure, de personnes qui doivent faire preuve d’intégrité pour faire respecter la constitution.

Prince Bagheni