Procès 100 jours : pour Alain Shekomba, «les personnes qui méritent d’être en prison, c’est Joseph Kabila et le président actuel Félix Tshisekedi…»

le président congolais Félix Tshisekedi lors d'une de ses rencontres avec son prédécesseur Joseph Kabila à la cité de l'UA © photo de tiers

Ecouter cette information
2 445 Vues

Les avis divergent après la condamnation à 20 ans des travaux forcés  du désormais ex directeur de cabinet du chef de l’État Vital Kamerhe , dans une affaire de détournement des  près de 48 millions de dollars  ,fonds alloués pour l’achat des maisons préfabriquées  des militaires et policiers dans le cadre du programme de 100 jours initié par le président  Félix Tshisekedi au lendemain de son investiture en janvier 2019.

Alain Daniel Shekomba acteur   politique congolais et ancien candidat à la dernière présidentielle  estime  que le président de l’UNC a subit une  injustice  dans le but d’empêcher sa candidature pour les  élections de 2023 selon les prescrits de l’accord de Nairobi conclus avec le leader de l’udps Félix Tshisekedi. Pour lui ,les personnes qui devraient se retrouver en prison c’est Joseph Kabila et Félix Tshisekedi qui ont  violé la constitution.

Les personnes qui méritent d’être en prison aujourd’hui, c’est Joseph Kabila et le président actuel Félix Antoine Tshisekedi, qui n’ont  pas respecté la constitution, et ont mis en congé technique le gouvernement de Bruno tshibala pour vider les caisses de l’État»,a déclaré à election-net ,Alain Daniel Shekomba.

Pour lui , Joseph Kabila et  Félix  Tshisekedi veulent se représenter lors de la prochaine présidentielle  d’où la nécessité d’écarter un adversaire devenu  encombrant. 

Je ne vois pas comment Kamerhe, qui était un Directeur de Cabinet du Président puisse avoir le pouvoir de donner des ordres aux ministres, à la Banque centrale sans que son chef ne soit informé»,s’interroge-t-il.

Par ailleurs,l’ex candidat malheureux considère  que ce verdict rendu  ce samedi 20 juin 2020  par le tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe en chambre foraine à la prison de Makala est un règlement de comptes politique.

Patrick Félix Abely