sam. Jan 25th, 2020

Nord Kivu : le CIPA préoccupé par la dégradation des routes de désertes agricoles.

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Les produits champêtres sont en train de se décomposer dans les villages à cause de l’impraticabilité de routes, c’est ce que nous a fait savoir Alexis kalinda président provincial du conseil interprofessionnel pour la promotion de l’agriculture CIPA en sigle, au cours d’un échange accordé à election-net.com ce jeudi 5 décembre 2019.
Celui-ci a indiqué que, ceux-là qui sont plus engagés dans l’agriculture ne sont pas en train d’évoluer seulement parce que l’écoulement de leurs produits dans les centres urbains n’est pas possible à cause de la gravité de cette impraticabilité de routes. Par ailleurs, il a demandé aux décideurs de faire du secteur agricole une priorité pour pallier de façon indirecte à tous les problèmes liés à l’insécurité alimentaire.
Je suis dans le secteur agricole il y a beaucoup d’années, je cultive le cacao dans le WALIKALE que je transforme en chocolat, pour qu’il arrive ici à Goma, je dois me servir de vélos et de motos, les routes ne nous facilitent pas le travail, il y a plusieurs récoltes qui sont abîmées parce qu’elles traînent dans les champs, nous pensons que si les décideurs pouvaient aménager nos routes tous les centres urbains seraient servis, A t-il souligné.”

Le désenclavement de villages pourrait résoudre la question sécuritaire

Pour Alexis kalinda, l’insécurité dans plus d’une contrée pourrait être résolue seulement en aménageant les routes de déssertes agricole, selon lui, ceux et celles qui se font enrôlés dans des groupes armés manqueraient d’alibi après avoir vu que toutes les routes de leurs villages sont déjà asphaltées.
“Nous avons toujours pleuré par rapport à la question sécuritaire, moi je pense que si nos routes étaient aménagées ceux là qui intègrent les groupes rebelles pouvaient facilement s’occuper des activités champêtres et obtenir les meilleurs résultats, ça fait toujours mal quand on cultive et puis l’on a du mal à faire arriver toute sa production dans une zone où facilement les gens peuvent acheter, les gouvernants doivent nous faire de bonnes routes et cela pourra déclencher le développement de toute notre province, a t-il chuté.”

Pour rappel, dans les territoires de WALIKALE, MASISI et même dans le Lubero les agriculteurs ont toujours éprouvé plus d’une difficulté pour faire arriver leurs produits agricoles dans les zones urbaines, surtout dans des saisons pluvieuses où l’impraticabilité de routes devient une entrave significative.

Prince Bagheni depuis Goma

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