dim. Déc 8th, 2019

Kisangani: les déplacés d'Ubundu exigent le retour dans leurs villages.

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Les déplacés de guerre du territoire d’Ubundu déplorent les conditions dans lesquelles ils vivent à Kisangani «sans aucune assistance de la part des autorités» tant nationales que provinciales. Sans abris, sans nourritures et surtout sans soin médical, ces déplacés de guerre cantonnés à la rive gauche de la ville de Kisangani n’ont pas caché leurs colères. Ils ont exprimés leurs ras le bol devant la grande porte de la société nationale de chemin de fer de Kisangani bien avant l’embarquement de 230 déplacés pour Ubundu dont le transport a été pris en charge par un Sénateur du terroir, BAYUKITA James.

Déplacé de guerre d’Ubundu lors d’un entretien accordé à Élection-net. Photo ©Pompon BEYOKOBANA

« Nous avons fuit les hostilités dans notre territoire pour Kisangani. A notre arrivée, les autorités provinciales, OCHA ainsi que CARITAS avaient tous promis de nous prendre en charge et de nous remettre une somme forfaitaire afin de nous permettre de bien vivre mais nous n’avons rien reçu jusque là. J’ai beaucoup souffert ici à Kisangani. Ce que je demande aux autorités, c’est de nous rapatrier dans nos villages, nous saurons comment nous débrouiller une fois là-bas. Je suis devenu pauvre à Kisangani alors que chez moi j’avais une meilleure vie. Ces autorités nous ont abandon comme des chiens sans vivre ni abris, ramener nous dans nos village c’est tous ce qu’on vous demande», ont déclaré les déplacés de guerre d’Ubundu à élection-net.com.

Déplacés de guerre d’Ubundu en attente d’embarquement à bord du train à Lubunga

Ces déplacés ont ainsi fuit les combats qui opposaient les forces loyalistes aux Mai-Mai depuis le mois de février dernier. Pour cause, les violons ne s’accordaient pas entre la communauté locale et l’institut congolais pour la Conservation de la Nature ICCN quant aux clauses qu’il fallait respecter, en prélude de la création du parc national de la Lomami situé entre les territoires d’Ubundu et d’Opala en province de la Tshopo et Kailo dans le Maniema. Parmi les clauses l’on peut citer la délocalisation de tous les occupants de ces 8.874 Km carré ciblés par l’ICCN. Pompon BEYOKOBANA

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