Haut-Katanga/Covid-19: La guerre des chiffres avec l’INRB relancée

Entrée de l' Institut National de Recherche Biomédicale(INRB) . Crédit photo: Patrick A/Enet

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La décentralisation du grand laboratoire, INRB, Institut National de Recherche Biomédicale à Lubumbashi qui devrait en effet, desservir l’espace grand-Katanga afin de faciliter les diagnostics de la Covid-19 déclenche une incompréhension sans précédente dans la capitale du cuivre congolais.

En réalité ce n’est que le mardi que le grand laboratoire ouvrait ses portes. Pendant que les autorités de la province du Haut-Katanga annonçaient un confinement pour le week-end prochain, Joseph Aerts Kayaumba, ministre provincial de la communication et porte-parole du gouvernement a saisit l’occasion pour informer la population que la province avait enregistré son 87 ème cas du à la COVID-19 le mardi 16 juin 2020.




Mais le même jour, le comité multisectoriel de riposte contre le Coronavirus ne mentionnait que 72 cas pour la province du Haut-Katanga.

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Après cette mise à jour, les autorités provinciales étaient inquiétés par cette publication alors que le laboratoire de Lubumbashi était opérationnel.

Le scénario s’est poursuivi ce jeudi 18 juin 2020 avec sa dernière mise à jour de ce grand institut congolais basé à Kinshasa, cette fois ci, il signale 87 cas pour la province du Haut-Katanga. Un gros flou qui met en doute la population haut Katangaise par rapport à l’effectivité de la pandémie.

Installées il y a peu pour tenter de désengorger le célèbre laboratoire kinois, INRB dans le dépistage de cas suspects au virus Corona, les succursales de l’Institut National de Recherche Biomédicale avaient-elles comme ambition de servir de relais à la maison en terme de coordination des statistiques et autres données techniques liées au travail de diagnostic.

Avec cette confusion des chiffres, il y a-t-il lieu de se demander l’opportunité de cette démarche dans un un pays où la pandémie ne fait que gagner du terrain, quatre mois après son apparition?

Pour l’heure, aucune communication de crise n’a été enregistrée du côté des autorités tant nationales que provinciales à ce sujet, de quoi renforcer la psychose au sein d’une population au moral de plus en plus bas.

Chris Lumbu