Félix Tshisekedi:” Je n’accepterai jamais des réformes de nature à porter atteinte à l’indépendance de la justice”

Le président congolais Felix Tshisekedi. Photo de tiers

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Le chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a prononcé son traditionnel discours de l’indépendance du pays, le lundi, 29 juin dernier.

Dans son allocution touchant la quasi totalité des secteurs de la vie nationale, le président de République Démocratique du Congo est évidemment revenu sur la remontée de puissance judiciaire dans son pays grâce aux réformes récemment opérées dès son avènement au pouvoir le 24 janvier 2019.

Comme je m’y étais engagé, l’établissement d’un Etat de droit est en marche dans notre pays. Le citoyen congolais a retrouvé le pleine jouissance de ses libertés fondamentales: de manifester, de résider dans son pays, de ne pas être arrêté pour des raisons politiques“. , fait remarquer Tshisekedi Tshilombo.

Le dirigeant congolais a rappelé certains points saillants ayant marqué cette renaissance de la justice Congolaise depuis sa prise du pouvoir.

La Justice recouvre peu à peu son indépendance. Les avancées enregistrées l’ont été au prix de sacrifices extrêmes. Elles ne peuvent être annihilées par des manœuvres d’arrière-garde qui s’observent chez certains de vouloir légiférer pour déposséder le Conseil Supérieur de la Magistrature du pouvoir judiciaire qu’il détient pourtant par la Constitution, prévient-il dans son allocution suivie par des milliers de ses concitoyens éparpillés dans les quatre coins du globe.

Point n’est besoin de vous rappeler que la justice élève une nation. La justice est pour un Etat de droit ce que le sang est pour le corps humain. Voilà pourquoi j’estime que les réformes dans ce secteur doivent être dictées, non pas par le souci de s’assurer une protection d’une personne ou d’un groupe de personnes, mais plutôt par le souci d’apporter plus d’efficacité et d’efficience au fonctionnement de la justice, tient-il à préciser.

En considération de ces éléments, je n’accepterai sous aucun prétexte
des réformes dans ce secteur qui, par leur nature et contenu, viendraient porter atteinte à des principes fondamentaux régissant la justice tels que prévus dans notre Constitution, notamment l’indépendance du pouvoir judiciaire du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, le pouvoir régalien de nomination des magistrats, la gestion du pouvoir judiciaire confiée au Conseil supérieur de la Magistrature et bien d’autres
“, martèle le chef de l’État congolais.

Jose-Junior Owawa