Sud-kivu: L’insécurité à Fizi est elle une source d’alimentation des forces Négatives?

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La situation sécuritaire en territoire de Fizi dans la province du sud Kivu (Est de la république Démocratique du Congo ) reste préoccupante. Elle est due à la présence active des plusieurs groupes Mai Mai qui opèrent dans la zone et qui fragilisent le développement de cette entité située à plus de 250 km de la ville de Bukavu .


Des voix se lèvent pour appeler les Mai Mai auteurs de cette situation à quitter la forêt et participer au processus de développement de la contrée.

Dans une interview exclusive accordée à Élection net , l’administrateur de territoire de Fizi fustige ce climat d’insécurité qui règne dans son entité, pour lui, les miliciens du chef rebelle Yakumba et d’autres Mai Mai qui opèrent dans la forêt sont à la base de l’insécurité dans la zone empêchant ainsi le développement du territoire.

l’administrateur de territoire de Fizi , Aime Mutipula. Credit Photo: Patrick Abely/ElectionNet

“L’aspect sécuritaire à Fizi reste volatile l’armée et la police font leur travail, on est entrain de s’y mettre, tout le monde est conscient de la situation indique Kawaya Mutipula qui dit ne pas croire à l’existence des conflits inter communautaires à la base de la naissance des groupes rebelles.

“Je ne pense pas que les mai mai se battent pour des raisons communautaires à Fizi, ils nous disait qu’ils se battaient parce-que Kabila était au pouvoir, mais aujourd’hui Kabila n’est plus au pouvoir” a-t-il rapporté le numéro 1 du territoire indiquant que l’actuel président de la république dit vouloir restaurer l’autorité de l’État partout où règne les forces négatives, les inviter à déposer les armes et quitter la forêt .

“il est grand temps que les Mai Mai déposent leurs armes et qu’ils viennent s’intégrer dans la vie.” a-t-il insisté.

La présence active des miliciens Mai Mai rend inaccessible la zone et ne permet pas aux organismes humanitaires de travailler. Kawaya appelle ces groupes armées à quitter la brousse et se rendre avec leurs armes.

“Nous exhortons ces Mai Mai à déposer les armes , nous à Fizi nous voulons la paix, La fois passée on m’avait dit qu’il y’a eu une centaine qui s’était rendu sans armes ,une reddition sans arme n’est pas une reddition a-t-il insisté.


Pour sa part La société civile locale qui réitère le même appel dit ne pas comprendre cette situation d’insécurité qui selon elle , alimente le groupes Mai Mai et il existe un réseau mafieux derrière les groupes du chef Yakutumba qui opère autour de la zone pour faciliter l’exploitation illégale des ressources minières.

Dans la province du sud Kivu, plusieurs groupes Mai Mai opèrent dans les territoires de Fizi,Uvira ,ils sont souvent auteurs des plusieurs attaques , pillages et meurtres des populations civiles.

Ils sèment la peur pour des populations dont la plupart vivant dans ces zones , sont contraint de se déplacer . Des offensives sans aboutissement des FARDC tentent également de déstabiliser les populations dans les zones qui fuient des affrontements.

Parmi les groupes les plus réputés nous pouvons cité le Raïa Mutomboki en swahili « Peuple en colère ». C’est une milice formée en 2005 dans le Sud-Kivu (Est) pour protéger les civils contre les attaques des FDLR. Le mouvement s’est ensuite exporté au Maniema et au Nord-Kivu. Le Raia Mutomboki sévit aussi dans la province du Maniema à partir du territoire de Kabambare.


Le Mai-Mai Yakutumba du nom d’un ancien officier supérieur de l’armée régulière auto proclamé «général» en 2007, ces miliciens font bruit au Sud-Kivu, ont érigé leurs bastions dans les territoires de Fizi et Uvira et ont servi de maquis à l’ex chef de l’État Mzee Laurent-Désiré Kabila, tombeur en 1997 de Mobutu .

Ces derniers sont connus sous la coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC), ou encore Alliance de l’article 64 (AA64) et qui Justifiait sa lutte par l’ambition de chasser l’ex président Joseph Kabila du pouvoir , William Amuri Yakutumba le chef du mouvement se contente de contrôler divers trafics avec la Tanzanie à travers le lac Tanganyika, qui sert de frontière naturelle entre ces deux pays, selon les experts des nations unies.

Plusieurs sources dans la zone indiquent qu’il est en connivence avec le Burundi où il se sert de base arrière pour participer au pillage des ressources naturelles de la RDC.

Patrick Abely

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