RDC: un Zimbabwéen libéré, un Sud-africain toujours en otage

Des employés de Banro, qui exploite la mine de Namoya, ont été kidnappés (image d'illustration) © Banro Corporation

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C’est depuis le 26 juillet que des agents de la société minière canadienne Banro Mining, ont été kidnappé sur un chantier de la société Namoya dans le Sud-Kivu.

Ce kidnapping qui a eu lieu dans le village de de Matongo, à 7 km de la cité minière de Salamabila, dans le territoire de Kabambare au Maniema, serait l’œuvre la milice Maï Maï Malaïka, du groupe du chef de guerre Cheik Hassan Huzaifa Mitende, très actif dans le sud de la province de Maniema.

Mardi, deux Congolais enlevés en même temps que le Zimbabwéen et le Sud-africain avaient été relâchés par leurs ravisseurs. Et c’est aujourd’hui mercredi 14 août 2019 qu’un Zimbabwéen de la dite société canadienne a été libéré mais son co-détenu sud-africain est toujours en captivité, après 18 jours d’une prise d’otage dans l’est de la RD Congo, selon un porte-parole de l’armée dans la région.

« Parmi les quatre otages, deux Congolais et maintenant le Zimbabwéen Ruvugu Nesephhia ont été libérés. Le Sud-africain est toujours en captivité dans la brousse« , a déclaré le capitaine Dieudonné Kasereka. «Une forte délégation officielle venue de Kinshasa et Bukavu poursuit des négociations à Salamabila avec les ravisseurs pour tenter d’obtenir la libération dans les prochaines heures de l’expert sud-africain de Banro», a ajouté l’officier.

Rappelons par ailleurs qu’au mois de mars 2017 , cinq francais ont été enlevés avant d’être libérés deux mois plus tard. Vers la fin du mois de juin 2019, la société Namoya Mining a alerté le gouverneur du Maniema, Augustin Musafiri, sur la question sécuritaire à Salamabila et a sollicité des garanties de sécurité de ses travailleurs et de son usine, qui a connu d’ailleurs un arrêt pendant environ quatre mois, fin 2018, suite aux problèmes sécuritaires, menaçant même de fermer ses portes.

La rédaction

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