RDC: le Gouvernement a-t-il distribué des moustiquaires imprégnés d’insecticides non conforme à la population ? (Enquête exclusive)

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En République Démocratique du Congo 1,8 millions des moustiquaires imprégnés d’insecticides destinés aux ménages ne répondent  pas aux normes de l’organisation mondiale pour la santé OMS. Sur les 12 lots qui devraient être distribués 3 seulement étaient sous dosés, ce qui représente un total de  900 000 moustiquaires  sous dosage. Ces moustiquaires n’étaient pas de bonne qualité malgré leur expédition en RDC.

De ce fait, les autorités congolaises ont suspendus  l’opération de distribution après une alerte du collectif des organisations de la société civile contre le paludisme, selon une source proche du  ministère congolais de la santé. 

Le ministère  de la santé a créé une commission pour examiner la qualité de ces produits dont la  campagne de distribution annoncée au début de l’année avait déjà été suspendue suite à cette alerte des OSC et des partenaires du secteur de santé, en attendant les analyses du laboratoire de l’institut national de recherche Biomédicale INRB.

D’après un  agent du bureau de l’OMS à Kinshasa, ces moustiquaires d’insecticides à longue durée  dawa ne pourront plus conserver son efficacité optimale pendant au moins trois mois  sans perdre leur qualité suite à sa mauvaise conservation après l’arrêt de distribution. 

Le paludisme est l’une des premières causes de mortalité  des enfants de 0 à 5 ans en RDC, il est responsable de plus  de 18 millions de cas dont 18 000 décès selon le dernier rapport du Programme du Programme national de lutte contre le Paludisme.

D’après une source près du PNLP, «il n’appartient pas à un partenaire de se substituer au service de l’État pour faire des enquêtes» et faire respecter les lois , seul l’État qui a le rôle de contrôler tous ce qui peut être lancé sur le marché.

Il faut que la collaboration soit forte  entre l’État et les organisations de la société civile a-t-il ajouté.

Plusieurs démarches au ministère de la Santé publique pour obtenir un avis du ministre sont resté veines, un de ses  collaborateurs interrogé à ce sujet nous a laissé entendre qu’il n’est pas habilité à se livrer à la presse en lieu et place de la personne attitrée.

Pendant ce temps, ces moustiquaires   inefficaces dont la distribution a été suspendue sous prétexte d’analyser l’échantillon  seront redistribuées en grand nombre en RDC.

Rappelons que le Fonds mondial  ainsi que les organsinions de lutte contre le paludisme ont envoyé des  correspondances à certains pays africains, dont la RDC pour alerter sur la qualité de ces  moustiquaires. Produites par entre janvier 2017 et avril 2018, qui n’étaient pas conformes aux spécifications de l’OMS. Produit par Tana Netting – maintenant renommé Moon Netting, DawaPlus 2.0 n’a pas le niveau requis de deltaméthrine, l’insecticide qui tue les moustiques; rendant ainsi le produit inefficace.

Lorsque les moustiquaires traitées sont de la bonne qualité, elles constituent 80% de toutes les solutions efficaces de prévention du paludisme selon une source proche du PLP.

Si les moustiquaires ne sont pas conformes aux normes et ne sont pas traitées avec le dosage correct, comme c’est peut-être le cas avec les moustiquaires Tana, où les normes de l’OMS ne sont pas respectées et, par conséquent,les moustiques ne peuvent être tués.

Par conséquent, une telle pratique pose un risque accru d’infection par le paludisme dans les communautés vulnérables de RDC.


Élodie  Muzigirwa  Nsimire présidente du  collectif des organisations de la société civile s’est adjoint au fond mondial pour  cette dénonciation indique que des moustiquaires ne répondant pas aux normes de l’OMS, devraient être détruit et appelle au gouvernement à reformer le système de santé.

N’étant pas associe à la démarche, elle  dénonce les défaillances de services de l’État chargé de contrôle aux postes frontières notamment l’Office congolais  et les conditions de stockage pour le produit qui nécessite une actualisation. 

« Ces services étaient censés analyser ces produit  mais aucune communication à ce sujet n’a été faite pour fixer  au niveau duquel le pays se situe s’insurge Élodie Nsimire » 

Pour  elle, il est du devoir  de rappeler à l’État sur le danger qui quête  la population dans l’utilisation des produits de mauvaise qualité et non conforme »   

Cette distribution a été suspendu parce-que  lorsque un médicament est sous dosé c’est un faux médicament  et il doit être détruit ces moustiquaires pouvaient être distribués »

En outre les autorités congolaises n’ont pas clairement annoncé aucune mesure visant à soumettre  les moustiquaires de mauvaise qualité à des tests et des inspections rigoureuses avant toute distribution malgré l’avis  d’assurance qualité du fond mondial qui appelle à mettre fin à la distribution de ces produits. 

La rédaction

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