RDC : Félix Tshisekedi va recevoir la société civile après les obsèques de son père

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Félix Tshisekedi va recevoir la société civile après les obsèques de son père Étienne Tshisekedi, afin de discuter sur l’éventuelle nomination au sein du prochain gouvernement des personnalités qui seraient impliquées dans les violations des droits de l’homme. Éventuelle nomination déjà  visée par une pétition de la société civile, qui a déjà récolté 160.000 signatures.

C’est le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe qui a rapporté l’information, lors de la réception de cette pétition. « Je vais transmettre fidèlement la pétition au président de la république qui sait d’ailleurs que je suis en train de vous recevoir en ce moment et il a promis de vous recevoir mais seulement après les obsèques », a déclaré V. Kamerhe, après avoir reçu une délégation de la société civile au Palais de la Nation, tout en saluant la lutte de la société civile qui sert de « contrepoids » aux gouvernants.Kamerhe a dit n’est pas douter de la mise en pratique de la demande de la société civile.« Je voulais rappeler que dans tous les pays du monde, l’élément régulateur c’est la société civile, on ne peut pas gouverner sans tenir compte des avis, des remarques, des considérations, des observations et des propositions de celle-ci parce qu’elle est l’expression de la population. Et nous, nous voulons effectivement être auprès de cette population, comme l’avait dit le président de la république. Je sais que cette pétition est le résultat d’un combat pour la démocratie, nous encourageons les efforts de chacun pour sa réalisation et je ne doute pas un seul instant de la mise en pratique de cette ce qui est demandé dans ce document », a-t-il précisé.Cette demande adressée au président de la république par la société civile en est une parmi plusieurs. En avril dernier les victimes de la répression du régime précédent, pour la plupart membres des mouvements citoyens, anciennement détenus dans les cachots l’Agence nationale de renseignements (ANR), avaient également demandé au nouveau chef de l’Etat de n’accorder aucun poste de responsabilité aux auteurs de violations graves des droits de l’homme.

Olivier Kalume

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