RDC-CENI: Le front contre Lumanu !

Siège du Bureau de la CENI à Kinshasa

253 Vues

La bataille pour le contrôle du bureau de la Commission Électorale Nationale Indépendante, CENI de la République Démocratique du Congo, RDC est bien partie au sein des différentes formations politiques du pays.

S’il est connu de tous que l’ensemble de la plénière de la centrale électorale sera renouvelée conformément à la loi mais c’est le très stratégique poste du président de l’institution qui alimente les débats des salons politiques du pays.

Pour ce faire, plusieurs candidatures sont annoncées sans qu’aucune d’entre elles ne soit officiellement assumée par les prétendants.

C’est justement dans ce flou plus ou moins entretenu qu’apparaît le nom du très discret proche de l’ancien président Joseph Kabila, Adolphe Lumanu.

L’un des piliers du régime précédent, le nom de l’ancien ministre de l’intérieur dérange au sein de la société.

Pour l’Association Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme, Asadho, Justicia et IRDH, l’ex Directeur de cabinet de Joseph Kabila ne remplirait pas les conditions pour diriger la CENI.

En lire clairement la correspondance parvenue à election-net.com, la société civile n’est pas opposer à homme Lumanu mais plutôt à la réforme de la CENI qui ne serait composée que des acteurs politiques.

« Selon des informations concordantes, le FCC s’emploierait à user de son poids politique à l’Assemblée Nationale, afin de torpiller les réformes visant à crédibiliser les élections à venir en RDC. Il nous revient que le FCC exigerait que la CENI ne soit composée et dirigée que par les acteurs politiques, en fonction des composantes identifiées au sein de l’hémicycle (FCC, CACH et Opposition).Dans ces tractations en cours, le nom du professeur Adolphe Lumanu serait avancé en remplacement de Corneille Nangaa», affirment les rédacteurs du document avant de rappeler que « les élections de 2018 ont connu un sérieux dysfonctionnement à cause de la mainmise de la majorité présidentielle sur le processus électoral.»

La société civile estime que laisser l’exclusivité de la gestion de CENI aux seuls acteurs politiques violerait l’article 211 de la constitution qui stipule que l’institution est dotée d’une personnalité juridique.

Ces acteurs de la société civile pensent qu’il faut rendre la CENI une institution citoyenne pour crédibiliser le processus électoral.

Dans leur correspondance, les trois organisations préviennent qu’elles mobiliseront la population pour barrer la route à cette réforme.

José-Junior Owawa

Cliquez sur une étoile pour la noter!

Aucun vote pour le moment! Soyez le premier à noter cette information.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.