Nord Kivu: plus de 500 civiles tués depuis janvier à Masisi.

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La province du Nord-Kivu en proie depuis de décennies à l’insécurité continue à enterrer ses victimes.

Alors que l’attention médiatique reste focalisée sur la propagation de la maladie à virus Ebola et les incursions des rebelles ADF, la coordination des actions humanitaires de l’ONU, OCHA sonne l’alarme sur la situation humanitaire qui prévaut dans le territoire de Masisi secoué par des groupes d’auto-défense, Maï-Maï.

Dans sa dernière relayée ce lundi par nos confrères de la voix de l’Amérique, l’organisation fait état de plus de 577 civiles décédés depuis le mois de janvier dans cette partie du pays.

Selon OCHA, le nombre de victimes civiles depuis le début du conflit approche les 1.600.

Ce conflit basé sur le contrôle des terres déclenché par des groupes ethniques d’auto-défense s’est accentué depuis l’entrée en lice de l’armée régulière, FARDC pour tentrer d’imposer la paix.

La structure onusienne précise que ce différend entre les éleveurs et les cultivateurs, pour la plupart armée cause le déplacements des plusieurs civiles vers les zones environnantes.

Au total, 221.730 déplacés ont été enregistrés en date du 25 mai 2019, ajoute la même source avant marteler que 45.000, soit 20% d’entre eux viennent des camps de déplacés tandis que 80% autres sont issus des familles d’accueil principalement.

OCHA alerte aussi sur les conséquences de cette situation telle que les tracasseries routières des civiles par des groupes armés.

« Ils font payé des taxes illégales en érigeant des barrages illégaux avec des arrestations arbitraires, des enlèvements, des viols de femmes et des pillages systématiques, voilà le calvaire des habitants», témoigne OCHA.

José-Junior Owawa

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