Massacre de Yumbi : des autorités politico-administratives impliqués

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La ministre des Droits humains  Marie-Ange Mushobekwa, a publié ce jeudi 23 mai le rapport de la « commission Yumbi », commission chargée d’enquêter sur les violences de décembre 2018 à  Yumbi.

Ce rapport souligne l’implication des notables, notamment de communautés Tende et Tunu, ainsi que celle de quelques autorités politico-administratives de Mai-Ndombe dans les violences communautaires qui se sont produites dans le territoire de Yumbi en décembre 2018.

Ce document a été produit par plusieurs ministères notamment celui des droits humains, des affaires étrangères, de la justice, de la solidarité et actions humanitaires, à la suite d’une mission conjointement menée.  « Ce document est une base qui peut servir la justice », a déclaré Marie-Ange Mushobekwa.

A l’issue des enquêtes, la commission Yumbi recommande un désarmement des toutes les deux communautés, impliquées dans les violences, l’ouverture des poursuites judiciaires contre les auteurs de violences, et que la justice soit dotée des moyens adéquats pour mener à bien les poursuites.

Le bureau conjoint de l’ONU aux
droits de l’homme, qui avait avant le gouvernement congolais, mené des enquêtes sur ces violences, avait indiqué que de possibles “crimes contre l’humanité” avaient été commises lors de ces massacres.


Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNDUH) avait révélé à l’issue des enquêtes, qu’après plusieurs semaines de tensions dû à un conflit des terres entre les communautés Tende et Nunu, des sanglantes attaques ont été menées contre les populations Banunu dans les localités de Yumbi, causant environ 535 morts et 111 blessés.
Suite à ces violences, les élections présidentielles et législatives avaient été reportées pour des raisons de sécurité.

Par Olivier Kalume

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