Marche de colère de l’UDPS: ces contraditions du parti présidentiel qui font réagir le monde. Une interpellation de Patrick Mbeko.

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La République Démocratique du Congo(RDC), et particulièrement la ville de Kinshasa ont fait face à une vague de protestations inédites organisée par le parti présidentiel, Union pour la démocratie et le progrès social(UDPS).

Alors que des députés issus principalement de la plateforme de l’ancien président Joseph Kabila Kambange ont critiqué ouvertement les ordonnances présidentielles jugées irrégulières prises par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo portant nominations des mandataires au sein de la Gecamines et de la Société Nationale de Chemin Fer du Congo(SNCC), les militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social(UDPS) ont pris d’assaut le siège du parlement congolais pour exiger des excuses publiques et la levée des immunités parlementaires du député Charles Nawej qui s’en était pris au Chef de l’État dont les actes ont été qualifiés d’inconcients, bon nombre d’observateurs s’interrogent sur la nature même de la politique menée par l’UDPS à la tête du pays.

Propulsé au devant de la scène à l’issue de la présidentielle du 30 décembre dernier, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, semble mener un nouveau genre en politique.

Parti présidentiel, la plus vielle formation de l’opposition dont le numéro un congolais est justement «Autorité Morale», semble faire en même temps de l’opposition avec des manifestations publiques et de l’institutionnelle via son lider.

Cette attitude qui rompt avec la tradition politique en République Démocratique du Congo( RDC) étonne plus d’un congolais qui semble s’être perdu par l’imbroglio et qui ne fait que précipiter la descente aux enfers du pays, à l’image de Patrick Mbeko, un congolais résidant au Canada.

Dans une tribune publiée hier lundi dont une copie a été transmise à élection-net.com, ce compatriote se demande si le parti de Félix Antoine Tshisekedi a le contrôle de la situation 6 mois après l’avènement du Chef de l’État à la présidence de la République Démocratique du Congo. « Les militants de l’UDPS ne cesseront de m’étonner», commente-il les manifestations et d’autres initiatives prises par l’UDPS depuis l’accession de Félix Antoine Tshisekedi au pouvoirr.

«Lorsque Félix Tshisekedi va faire allégeance au Rwanda, reçoit des officiers de l’armée rwandaise impliqués dans des crimes contre l’humanité dans la région, y compris au Congo, invite Paul Kagame aux obsèques de son père, ils ne pipent mot. Mieux, ils acclament le boucher de Kigali au stade des Martyrs.

Mais lorsqu’il s’agit du partage de postes ou des querelles politiciennes entre le FCC et CACH, qui sont pourtant alliés, ça menace, ça vocifère et ça agresse», s’agace Patrick Mbeko avant d’ajouter que « ce parti n’est qu’un concentré de badauds, d’individus sans aucune culture politique, des gens manipulables à souhait et prêts à tout pour faire triompher les désidératas imbéciles de leur parti.»

Ces propos plus ou moins fort partent également de la genèse du parti du Chef de l’État. « Est-ce l’héritage de celui qui a été admis au rang de grand cordon de l’Ordre National et que l’on voudrait élever, contre tout bon sens, au rang de «héros national», je cite Étienne Tshisekedi ?» s’interroge Patrick Mbeko.

L’homme est largement revenu sur les dérapages enregistrés lundi dans la journée dans le périmètre et voir même la cour du parlement congolais lors de la marche des protestations menée par les militants (combattants) de l’UDPS.

« On s’attaque au Parlement, à des députés et aux biens d’autrui en prétextant vouloir la rupture du « deal » FCC-CACH. Dans ce cas, pourquoi les militants de l’UDPS, qui ont salué l’élection-nomination de Félix Tshisekedi au point de faire de Joseph Kabila leur partenaire, ne s’en prennent-ils pas directement aux dirigeants de leur parti qui ont conclu le fameux « deal », se demande-t- il dans sa tribune. A lui d’ajouter: « De qui ces voyous incultes se moquent-ils ?»

Au sujet du statu quo observé depuis la suspension des pourparlers entre le Front Commun pour le Congo(FCC) et le Cap pour le Changement(CACH) en vu de la formation du gouvernement.

Patrick Mbeko estime pour sa part que l’UDPS s’est écartée de son idéologie prônée il y a de cela près de quatre décennies. Une idéologie basée sur la défense des valeurs de bonne gouvernance.

« Près de six mois après les élections, il n’y a toujours pas de gouvernement. On se dispute le partage de portefeuilles ministériels sans penser à la population qui croupit dans la misère la plus absolue. Tout est paralysé dans le pays, mais les politicards et les va-nu-pieds de l’UDPS s’en moquent. Ils n’ont pas le sens de l’urgence et des priorités. L’état de déliquescence accéléré dans lequel se trouvent le Congo à démocratiser et sa population est le cadet de leurs soucis», souligne l’auteur de la tribune. A lui d’enchaîner: «Tout ce qui les intéresse, ce sont les postes et les avantages matériels que ceux-ci procurent.» Dans cette massive, l’homme fait remarquer que le « Comble du cynisme, ils expliquent à la population clochardisée qu’ils se battent pour l’avènement d’un État de droit et d’un Congo prospère…» .

Ce document, explique l’auteur, voudrait interpeller l’opinion sur les tergiversations du parti présidentiel qui semble tenir le pays en étau sous le règne de Félix-Antoine Tshisekedi dont la victoire à la présidentielle ne cesse d’étonner eu égard à sa sincérité.

Rédaction

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