Lubumbashi : les chauffeurs autorisés à frapper les policiers ?

187 Vues

Les conducteurs des taxis sont montés au créneau ce vendredi matin au centre-ville de Lubumbashi. Ils ont dénoncé une tracasserie organisée par l’hôtel de ville en collaboration avec les agents de la police de circulation routière, les agents du bureau II et d’autres services non autrement identifiés.

Les chauffeurs ont barricadé les principales routes du centre commercial, scandant des chansons hostiles aux services de l’ordre. Très rapidement, des bouchons monstres sont apparu aucun véhicules ne pouvait circuler au regard du nombre important des taximen en furie qui ont stationné leurs voitures.

Arrêt le château, croisement avenue Sendwe et Moero/Lubumbashi

Les passagers étaient les plus malheureux. Des colonnes des femmes et des hommes tous âges confondus étaient circonspects par cette protestation qui a bousculé sérieusement leurs programmes pendant plus d’une heure. En face d’eux, les conducteurs des taxis qui ne décolèrent pas

« On ne sait plus travailler. Aujourd’hui, on nous arrête soit disant que nous n’avons pas respecté les parkings. Et pourtant, tout le monde sait qu’au centre-ville il n’existe pas de parkings des taxis, s’il y en a qu’on nos indique l’endroit » s’est écrié un chauffeur assis sur le coffre arrière de sa voiture.

Qui régule la circulation ?

Parmi les plaintes des chauffeurs, la multiplication des services qui les régulent. Tout le monde arrête les véhicules à sa guise « Depuis une semaine, la maire de la ville a donné des brassards à ses agents et même aux phaseurs qui se promènent avec des herses pour nous arrêter ; à côté vous trouvez la PCR, les tenues bleues, bureau II, même d’autres civils nous arrêtent pour le problème des parkings. » s’indigne un autre chauffeur.

Cette ambiance est observée depuis le lundi sur ordre du maire de la ville. Face à la colère des chauffeurs, le patron de la police en province est descendu sur place au centre-ville. Le général Kyungu a pris soin d’écouter les plaintes des conducteurs.

Le commissaire divisionnaire de la PNC a demandé aux chauffeurs de se prendre en charge : « si l’on vous arrêtez injustement sans avoir commis une faute, prenez ce monsieur-là, coalisez-vous pour le frapper et appeler moi ensuite ; Nous avons besoin du calme à Lubumbashi. Qu’on arrête de tracasser les chauffeurs sans raison » a indiqué le général Kyungu. Des propos bien accueillis par les chauffeurs qui ont repris le travail.

Chris Lumbu

Cliquez sur une étoile pour la noter!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.