Les investisseurs se bousculeraient aux portes de la Cité de l’UA

Félix Tshisekedi et le prince Sheik Ahmed Dalmook des Émirats arabes unis, en son bureau de la cité de l'UA, le jeudi 28 février 2019.

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Depuis que Felix-Antoine Tshisekedi est à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), pays extrêmement riche en ressources naturelles, il y a environ cinq mois, des jets privés envahissent la piste de  l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa.

Des investisseurs venu des pays comme les États-Unis ou l’Afrique du Sud séjournent régulièrement dans la capitale congolaise, dans l’espoir de travailler avec la nouvelle équipe dirigeante de Félix Tshisekedi. Bien que l’administration tarde toujours à être mis sur pied. Ce qui rend l’attente des investisseurs un peu plus longue et laisse perplexe le directeur de Southern Africa Resource Watch (l’Observatoire des ressources en Afrique Australe), qui dit ne rien comprendre de ce qui se passe.

Les investisseurs sont très intéressés par les réformes promis par le Président de la République, Félix Tshisekedi, notamment la lutte contre la corruption et l’amélioration du climat d’affaires en RDC qui est classé par la Banque mondiale à la 184e place dans le dernier rapport, sur 190, juste après la République Centrafricaine, pays pourtant déchiré par la guerre.

Nouvel élan

D’après le conseiller principal du Chef de l’Etat, Gilbert Mundela, Félix Tshisekedi serait entrain de négocier avec de nombreuses personnes qui sont intéressées d’investir en RDC. Ceci serait alors une des raisons pour lesquelles les investisseurs qui viennent à Kinshasa dans l’espoir de rencontrer le Président ne puissent pas le rencontrer aussi vite que prévu.

“Nous envisageons un nouveau départ pour le Congo. Mon président est inondé de demandes de réunions d’investisseurs. Vous devez les examiner pour savoir qui est bon et qui ne l’est pas, a déclaré Gilbert Mundela au magazine financier américain Bloomberg.

Beaucoup des patrons d’entreprises notamment ceux de secteur minier tels que Ivan Glasenberg de Glencore Plc et Mark Bristow de Barrick Gold Corp, ont vu l’arrivée de Tshisekedi à la tête du pays comme une occasion de revoir la législation adoptée sous Joseph Kabila sur les redevances et la fiscalité. Mais jusqu’à présent, le nouveau pouvoir a indiqué qu’il s’en tiendrait aux précédentes réformes.

Gilbert Mundela, conseiller du Chef de l’Etat, a tout de même indiqué que les mineurs ne devraient pas être dissuadés.

“Au Congo, nous avons tout ce dont le monde a besoin. Mais le Congo ne va pas manger son or, son cuivre, son cobalt. Le Congo veut que cela soit transformé afin que nous puissions avoir accès à ce dont nous avons besoin pour notre peuple”, a expliqué Gilbert Mundela.

Après la nomination d’un nouveau  gouvernement, les investisseurs ont peut-être eu plus d’ouverture et d’accessibilité, mais surtout de garantie de transparence auprès des autorités pour enfin pouvoir mettre en place des projets d’investissements.

Olivier Kalume

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