Le calvaire et l’enfer s’abattent sur Masisi

Les populations réfugiés à Masisi

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Le territoire de Masisi est devenu, à l’image de plusieurs autres territoires du Nord-Kivu, un concentré des malheurs du monde. Dans ce territoire, au moins 200.000 personnes déplacées, vivent dans de mauvaises conditions, en insécurité, et soumises à des exactions de tout genre, selon le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) intitulé « Masisi sous haute tension ».


« Depuis plusieurs années, le Territoire de Masisi est affecté par la forte présence de plusieurs groupes armés, indique l’OCHA dans son rapport, ajoutant que « les affrontements entre ces différents groupes, les opérations militaires et les conflits fonciers entre agriculteurs et éleveurs entraînent des déplacements récurrents de population ».

Le rapport signale que près de 1.600 civils ont été victimes des violences au cours des six premiers mois de l’année, dont 577 civils qui auraient perdu la vie.


« Ce climat d’insécurité se traduit en une série interminable d’incidents, abus et autres tracasseries sur les civils », a déploré la Coordination humanitaire.


« Les taxes et barrières illégales, les arrestations arbitraires, enlèvements, viols, meurtres font partie du vécu quotidien des communautés », souligne le rapport. Les populations vivent la peur au ventre, en même temps qu’ils doivent faire face à la famine.

Sur le plan sanitaire, ce territoire est aussi confronté au problème du choléra, sans oublier qu’ils ne sont pas à l’abri du virus Ebola. Pour le choléra, près de 82 cas ont été signalés depuis le début de l’année, alors que le plus grand nombre de cas est normalement enregistré durant la saison sèche, entre les mois de juin et août, en raison de la pénurie d’eau.


L’OCHA recommande notamment de renforcer la protection des civils à travers des mesures efficaces pour permettre aux humanitaires d’accéder à cette zone, et de créer des bases logistiques dans la zone pour faciliter la mise en place d’une réponse rapide ainsi qu’un suivi de proximité de la situation. En attendant que l’appel des populations en détresse ne trouve réponse, le calvaire, lui continue.


Ilunga M

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