La Gecamines réplique à la COGEP«ces organisations veulent traquer les sociétés Congolaises»

Au milieu d'une concession minière de la Gécamines à Lumumbashi . © AFP PHOTO

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La polémique est ouverte entre La générale des carrières et des mines et la coalition pour la bonne gouvernance des entreprises publiques du secteur extractif COGEP.

Les observations de cette structure n’a pas été reçu de bonne œil, en réagissant à certaines déclarations jugées insatisfaisantes, cette structure s’est attirée la foudre de la GECAMINES qui ne désapprouve pas sa démarche.

COGEP estime que la GECAMINES n’a pas été claire à la conférence de presse du 28 novembre 2018 à Kinshasa. L’organisation note que dans la rencontre avec la presse, la Gecamines en donnant certains points positifs, n’a pas éclairci certaines préoccupations persistantes sur des déclarations contradictoires des revenues et ses paiements, le manque de transparence, le non respect des droits des travailleurs, production en déca des attentes.

Face à certaines zones d’ombres qui plane la COGEP a recommandé à la Gecamines de clarifier la situation sur la contradiction des chiffres transmis à l’TIE et ceux publiés devant la presse en cette date , publier ses états financiers ainsi organiser les élections syndicales( …)

Pour sa part répliquant à ces dénonciations la GECAMINES a dans sa réplique contenu dans un document dont https://election-net.com/drc/ s’est procuré, précise que le contrat de SMP n’était pas un contrat qui touchait à la concession, la vente ou la location en vue de l’exploration, et de l’exploitation de ressources naturelles ».

Dans ce contrat, comme sous-traitant, SMP a apporté son expertise pour diriger les opérations sur les sites GECAMINES et a été rétribué pour ce faire en salaires. Si quoique ce soit avait été concédé, vendu ou loué en termes de ressources naturelles, c’est SMP qui aurait transféré des sommes à GECAMINES en contrepartie de l’apport de GECAMINES.

L’objet de la location visé par le Décret est bien les ressources naturelles, qui seraient concédées, vendues ou louées et pas le travail sous-traitant dont on loue les services, contrairement à l’interprétation hasardeuse que vous proposez pour justifier une argumentation à laquelle il a déjà été répondu.

Pour la publication des autres contrats, la GECAMINES maintient sa position en indiquant que c’est à l’autorité compétente de publier les contrats.

Spécifiquement, pour le contrat de Freeport à CMOC,« il est étonnant que les ONG se concentrent plus sur la convention entre GECAMINES et ses anciens et nouveaux partenaires pour le non exercice de son droit de préemption, que sur le contrat de vente entre elles, qui porte pourtant sur 75% du projet minier pour plusieurs milliards de dollars, sans se soucier de l’opération menée par les investisseurs, qui avaient acheté TFM en 1996 pour 50 millions de dollars et qui ont pu penser que la vente pouvait se faire sans en référer à l’État, ni à son partenaire.» ce dit regretter l’entreprise dans ce document.


Par ailleurs la GECAMINES dit regretter cette «obsession des organisations à vouloir traquer les sociétés congolaises», sur des sujets qui sont toujours mineurs au regard de la globalité du projet, et des sommes en jeu, car dans le cas de GECAMINES le montant du droit de préemption non exercé est public –100 millions – à rapporter aux milliards de la transaction entre les autres partenaires,est assez révélatrice de la cécité collective d’un grand nombre d’acteurs à privilégier les critiques de l’extérieur et l’auto-flagellation permanente au mépris de toute rationalité.

Nous le regrettons, mais cela n’entamera en rien notre volonté de continuer à essayer de refaire le développement du pays.


La rédaction.

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