Kinshasa : Persistence des Tracasseries routières, absence de l’État de Droit?

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Les tracasseries routières dans la capitale RD Congolaise sont devenues monnaie courante depuis bientôt près de deux décennies depuis la disparition inopinée de Feu Mzee Laurent Désiré Kabila ancien Président de la République Démocratique du Congo, le tombeur du dictateur Mobutu de l’ex Zaïre.

Déjà à son accession au pouvoir le 17 mai 1997, parmi les mesures urgentes et prioritaires était d’abord l’interdiction du système “Rail” qui consistait à ranger les gens débout dans les taxis-bus Volkswagen communément appelés”Kombi” derrière les sièges avant avec les chauffeurs et deux passagers en donnant les derrières à ces concitoyens installés à l’arrière dans un étouffement indigne.

Depuis la mort du maquisard, le phénomène “Rail” n’est plus revenu mais d’autres manies se sont développées dans le comportement des agents de l’État. Le cas des agents commis à la circulation routière dans la ville de Kinshasa. Les plaintes sont formulées chaque jour à longueur des journées contre ces hommes en uniforme qui font la honte de la RDC à l’international à travers notre portail numérique.

Malgré des multitudes mises en garde de la hiérarchie de cette corporation données lors des parades, les récipiendaires font bonnes figures en prêtant l’oreille attentive mais sur le terrain des opérations, ils font le Rabbi au grand dam des paisibles conducteurs devenus leurs assujettis. Les images ci-contre sont une parfaite illustration dans cette voiture taxi .

Devant les clients, La police de roulage au numéro de la casquette 0671 fait irruption et bloque la clé de contact. Ici il fait face à une résistance des passagers qui ne veulent pas céder à ses intimidations. Son objectif est souvent d’isoler le chauffeur pour lui rançonner quelques billets de banque dans un arrangement à l’amiable ou l’emmener jusqu’au bureau de son supérieur si ce dernier lui oppose une résistance farouche.

Un agent de la police nationale de roulage était tombé dans un piège tout récemment toujours à Kinshasa par le Président de la République qui s’était déguisé en un simple citoyen à bord d’un transport en commun.

Il a été surpris en flagrant délit et avait payé les frais. Ceci comme pour dire que le changement de mentalité des congolais est encore à reconvertir . Une impulsion punitive draconienne devient une nécessité pour l’instauration réelle d’un État de droit.


FNT

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