Exploitation du bois rouge : les proches de Joseph Kabila toujours des mauvais élèves (Exclusif)

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Les territoires de Kasenga, Pweto et Mitwaba dans la province du Haut-Katanga restent secouées par la reprise du boom du « mukula », un bois précieux qui intervient dans plusieurs domaines. Le bois rouge qui sert de fabrication des « cross d’arme à feu » et dont la sève regorge des vertus pharmaceutiques demeurent jusqu’à ces jours aux mains de la famille de l’ancien président Kabila qui conserve la part du Lion sur la portion des forêts.

Et la tête de liste reste Kabongo Ngoy, époux d’une des sœurs aînées de l’autorité morale du FCC. Il est considéré comme le principal exploitant forestier qui détient une grande étendue des forêts qui abrite les bois rouges. A ces jours, il serait pratiquement impossible d’évaluer la superficie. Des témoignages concordants allèguent que la dotation ne tenait compte d’aucun principe

« Une fois, les autorités sont venues lui octroyer toute la partie gauche de la Route Kilwa-Pweto. Il n’était même pas question de préciser le nombre d’hectares qui lui ont été donné ; voilà notre pays » s’alarme un notable du village Kasomeno situé 140 km de Lubumbashi

Il est suivi d’autres proches de l’ancienne famille présidentielle qui ont bénéficié de la couverture de Maman Sifa, la mère  de l’ancien chef de l’Etat. Ce podium est complété par des hauts responsables militaires. Et cette catégorie pose beaucoup de problèmes aux autorités traditionnelles

« Généralement on était surpris de voir les gens couper du bois dans la forêt, une fois qu’on  les abordait pour demander les documents, il nous brandissent leur grades. Et c’étaient des colonels, des capitaines et des militaires bien armés. Face à des gens armés qu’est-ce que l’on peut faire alors que nous n’avons même pas deux policiers. La solution pour nous était de les supplier de nous payer même du café » s’est indigné un chef de groupement au micro d’Election-net.

Cette coupe de bois faisait fil du reboisement. Les exploitants forestiers affirment que les frais payés incluent aussi une taxe de reboisement. Il revient au Fonds Forestiers national (FFN) et aux services de l’environnement d’utiliser la taxe prélevée à la mission lui assignée.

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