Elections en RDC: Luanda opposé à un autre report !

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Considéré comme l’une des puissances militaires et diplomatiques de la sous-région, l’Angola est l’un des 9 pays  voisins de la République Démocratique du Congo. Luanda surveille les faits et gestes de Kinshasa depuis le début de la crise politique en RDC.

Lors du dernier sommet entre la SADC et l’U.E tenu fin mars, le ministre angolais des Affaires étrangères, Manuel Augusto avait mis en garde Kinshasa contre toute idée  de reporter les prochaines élections  au motif qu’il n’y aurait pas de financement.

Lors de ce sommet, les représentants de l’Union Européenne ont expliqué qu’ils n’avaient pas encore tranché s’ils participeraient au financement du processus.

L’U.E avait énoncé une liste de conditions que devait être remplies par les autorités congolaises pour obtenir ce soutien financier. Parmi celles-ci, la libération des détenus politiques, la fin des poursuites judiciaires « injustifiées » contre les opposants, la réouverture des médias, la liberté de manifester pacifiquement.

Une série de mesures auxquelles Kinshasa n’a pas vraiment répondu jusqu’ici. Mais le ministre angolais des Affaires Etrangères qui coprésidait la réunion en tant que président de l’organe de sécurité de la SADC a pris les devants en rappelant qu’il était « important de noter que les autorités congolaises avaient annoncé elles-mêmes qu’elles étaient préparées à financer seules ces scrutins ».

Le chef de la diplomatie angolaise ajoute en outre que : « toute aide est bienvenue, mais ces élections, selon les propos des autorités congolaises, ne dépendent pas d’un financement extérieur. C’est important. Donc ce ne sera pas une contrainte et nous espérons que ce ne sera pas un prétexte pour faire dérailler le processus.»

Dans la conférence de presse qui a suivi cette déclaration, interrogé sur le fait de savoir si l’UE et la SADC désiraient que Joseph Kabila annonce clairement son intention de ne pas se présenter au prochain scrutin, le ministre Augusto a sobrement répondu : « ce que veut la communauté internationale et  ce que demande le peuple congolais, c’est le respect de la constitution. Si on est attentif au respect de cette constitution, cela signifie que si elle prévoit deux mandats, elle prévoit deux mandats. Point », avant de poursuivre en insistant sur le fait que la communauté internationale supporterait le processus électoral si les conditions  posées sont remplies par les autorités.

José-Junior Owawa

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