Ebola: l’autre front de l’équipe Muyembe méconnu.

Docteur Jean Jacques Muyembe Tamfumu, directeur de l’INRB à Kinshasa, le 01/02/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

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Les autorités congolaises se sont livrées, depuis un certain temps dans une véritable lutte contre la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri.

Considérée par des experts comme étant l’une de plus dévastatrice que la République démocratique du Congo ( RDC) n’aie jamais connue en raison de sa complexité, l’épidémie d’Ebola qui écume le Nord Est du pays, la dixième de la série peine à être éradiquer et ce, malgré les moyens tant financiers, en personnel que logistique mise en oeuvre.

Pour tenter d’y mettre fin, le Chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a pris l’option de changer d’approche dans la lutte contre l’épidémie en créant une commission technique dirigée par des experts de premier plan dépendant de lui directement, dont le célèbre Docteur Jean-Jacques Muyembe, Directeur de l’Institut Nation de Recherche Biomédicale (INRB).

Considéré comme étant l’un des pionniers dans la lutte contre la maladie pour avoir participé à la recherche qui a conduit à la découverte d’Ebola en 1975, Muyembe a été placé à la tête de cette équipe de la riposte.

Chevronné en la matière, Muyembe a présenté son plan d’action vendredi, 02 août 2019, un an jour pour jour après la déclaration de l’épidémie qui a fait aujourd’hui près de 2000 victimes.

Bénéficiant d’une bonne image auprès de l’opinion publique, convaincue de ses capacités à venir à bout l’épidémie, l’universitaire doit faire faire face à un autre front, celui de la sécurisation du personnel soignant vis-à-vis des groupes armés et d’auto-défense qui pullulent la région, hormis, l’hostilité des populations meurtries vis à vis des équipes de riposte et des vaccins proposés.

Dans un tract retrouvé ce samedi devant le bureau de la riposte, présenté comme étant celui des miliciens Maï Maï, consulté par la rédaction d’élection-net.com, on peut clairement lire l’intention du groupe de tuer les agents de la riposte.

« Maintenant nous sommes très fâchés car vous nous avez assez tués. Il est temps aussi que nous puissions repliquer », font savoir les Maï-Maï avant d’ajouter :
« Si vous les gens de la riposte ne voulez pas mourir, rentrez chez vous dans peu de jours seulement. Nous sommes un groupe Mai Mai de plus de 1300 combattants. Nous sommes nombreux.»

Un message clair qui devra être pris au sérieux selon les analystes d’autant plus qu’un médecin de l’Organisation Mondiale de la Santé avait été tué dans la même zone.

Pour l’heure, aucune réaction n’a été enregistrée du côté des autorités.

José-Junior Owawa

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