La voix de sans voix pour les droits de l'homme (VSV) se dit vivement bouleversée suite à la tuerie de 12 personnes, dans la nuit du 30 juillet 2020 à Nsange, territoire d'Uvira (Sud-Kivu) par un militaire des Forces Armée de la République Démocratique du Congo (FARDC) appartenant au bataillon commando.
Dans communiqué de presse publié le 31 juillet 2020, la VSV condamne fermement cette tuerie perpétrée par un militaire en état d'ébriété et qui, dans sa fuite a blessé plusieurs autres personnes qui sont actuellement internée à l'hôpital Général de Ruzizi à Sange pour des soins médicaux.
En outre, la VSV recommande à toutes les autorités de "tout mettre en œuvre pour rechercher activement, traquer, maîtriser ce militaire et le présenter devant les instances judiciaires pour qu'il réponde de son acte ignoble afin que cela puisse servir de leçon de dissuasion et d'exemple à d'autres militaires et aux policiers congolais",
Par ailleurs, cette organisation de défense des droits de l’homme rappelle aux autorités congolaises “qu'il est temps de mettre fin aux actes et comportements indignes et irresponsables au sein de l'armée nationale et de la police nationale congolaise en y extirpant certains militaires et policiers qui ne cessent de ternir l'image de ces deux corps nobles qui ont pour mission la sécurité et la protection des biens, et l'intégralité du territoire national.”
La Voix des sans Voix invite ainsi les autorités politico-administratives, militaires et policières de la RDC à
diligenter pour toute fin utile, une enquête indépendante sur la tuerie de Nsange; Relever le bataillon commando incriminer pour le remplacer par un autre dont les hommes sont disciplinés et vivants en bon terme avec la population;
Organiser un procès public contre les militaires auteurs de la tuerie et des nombreux blessés en garantissant le droit à la défense de ce dernier;
Prendre en charge totalement aux frais de l'État congolais tous les blessés ainsi que les frais des obsèques des victimes.”
Jean Paul Tshimanga
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