Les conditions sanitaires des pensionnaires de la prison Centrale de Kisangani restent alarmentes avec plus de 29 cas de décès enregistrés en l'espace d'une année. Selon le Chef de division de la justice, Gérard BOLEMA, la prison Centrale de Kisangani est définitivement devenue un vrai mouroir en lieu et place d'un centre de rééducation.
Le député qui a partager un repas de "cœur" avec les occupants de cette maison carcérale samedi 20 mars dernier a constaté la détérioration de la situation des détenus.
" Je viens de me rendre compte des conditions de vie des prisonniers à la prison Centrale et je trouve que c'est vraiment déplorable. Il faut que les conditions s'améliorent. Malgré que ces gens sont en prisons, ils sont humains et méritent un traitement digne. C'est pourquoi dès mon retour à Kinshasa je vais plaider auprès du ministre de la justice et garde de sceau pour que les conditions dans cette maison carcérale soient améliorées." a dit l'élu de la ville de Kisangani.
Le chef de division de la justice, avait soutenu que malgré l'appui du gouvernement central qui intervient trimestriellement, la prison Centrale de Kisangani a toujours des problèmes de rupture des stocks des vivres et prise en charge sanitaire.
Gérard BOLEMA au cours de l'année 2020, au moins deux prisonniers meurent chaque mois.

Au mois d'août de l'année dernière, des prisonniers affamés et sans nourriture depuis plusieurs jours avaient escaladé le mur de la prison pour exprimer leurs pendant ce temps dix cas de tuberculose avaient été également diagnostiqués après l'alarme du coordonnateur provincial du programme de lutte contre la tuberculose dans la province.
Construite depuis l'époque coloniale pour une capacité de plus au moins 250 prisonniers, la prison héberge en son sein plus de 1500 détenus. Un nombre qui complique la prise en charge.
Pompon BEYOKOBANA, à Kisangani
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