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Cinq habitants de Joigny (Yonne) se trouvent bloqués à l’aéroport international du Kilimandjaro, en Tanzanie, depuis mercredi. Leur vol a été annulé à la suite d’émeutes violentes déclenchées après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle.
Ce sont des vacances qui se terminent très mal pour cinq habitants de Joigny, dans l’Yonne, coincés à l’aéroport international du Kilimandjaro, en Tanzanie, depuis mercredi. Leur vol Air France a été annulé en raison des violentes émeutes qui ont éclaté après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. Au total, une centaine de voyageurs sont coincés sur place, dont 94 ressortissants français, parmi lesquels 36 enfants.
L’aéroport est placé sous la surveillance de l’armée, et il est recommandé de ne pas le quitter pour des questions de sécurité. Les passagers restent sans information précise concernant une éventuelle date de retour en France.
"On ne sait pas encore quand on va pouvoir rentrer"
Benjamin Cuartielles est habitant de Joigny. Il est coincé avec sa femme et ses trois enfants à l'aéroport du Kilimandjaro depuis mercredi : "On est bloqué avec une centaine de Français qui devaient repartir sur le vol d'Air France. On s'est retrouvé bloqué à l'aéroport sans aucune information d'Air France. On est extrêmement remontés contre eux. Ils ne se sont absolument pas occupés de nous sur place. Ils nous ont laissées à l'abandon toute la nuit, sans nourriture, sans eau, sans couvertures, sans rien. On était 100 Français la nuit dernière, dont 36 enfants, des personnes âgées, des personnes malades qui n'auront plus de traitement d'ici à deux jours".
"On en veut beaucoup à Air France. Certains ont réussi avec Air France à être mis sur d'autres vols. Nous, on a été mis sur un autre vol, mais ce n'est pas encore sûr qu'on parte, car les avions sont surbookés. Cela fera 48 heures qu'on est coincé dans le hall de l'aéroport, donc on essaie de dormir comme on peut, allongé par terre avec les enfants. Les pauvres, ça commence à être très dur pour eux".
"On a contacté le ministère des Affaires étrangères mais pour l'instant, on s'en sait pas plus"
Son papa resté dans l'Yonne, Ricardo Cuartielles est très inquiet de la situation : "On devait les récupérer à l'aéroport Paris Charles de Gaulle. Quand il nous a dit qu'il y avait des émeutes à cause des élections, on s'est tout de suite inquiétés. Tant qu'ils ne seront pas dans un avion, qu'ils auront décollés et quittés la Tanzanie, on n'est pas rassurés. Heureusement, ils nous donnent des informations régulièrement. Ils sont à l'intérieur de l'aéroport, ils sont cloîtrés."
"Comme c'était les vacances de la Toussaint, ils sont partis en Tanzanie une quinzaine de jours. Air France a annulé leur vol de retour. Ils ont pu prendre un avion qui les a emmenés de Dar Es Salam jusqu'à l'aéroport du Kilimandjaro, mais après, ils étaient bloqués. Ce sont les militaires qui sécurisent l'aéroport : donc interdiction de sortir pour l'instant, mais ils n'ont pas plus d'information ! De notre côté, en France, on a contacté l'ambassade française de Tanzanie. Je me suis aussi adressé au Ministère des Affaires étrangères, mais pour l'instant, on n'en sait pas plus".
Avec francebleu.fr
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