Les États-Unis s'apprêtent à réduire drastiquement leur présence consulaire dédiée au traitement des visas en Afrique.
Selon un rapport de l'Associated Press publié lundi et citant plusieurs responsables américains ainsi qu'une note interne, le nombre d'ambassades et de consulats africains traitant les demandes de visa passera de 50 à seulement 20 au cours des prochaines semaines.
Cette mesure représente une réduction de 60 % des centres de traitement des visas sur le continent africain et s'inscrit dans le cadre du renforcement de la politique migratoire de l'administration du président Donald Trump.
D'après les informations relayées par l'Associated Press, cette réorganisation vise à centraliser les opérations consulaires et à renforcer les contrôles liés à l'immigration. Toutefois, cette décision pourrait compliquer davantage l'accès aux visas pour les étudiants, hommes d'affaires, touristes et voyageurs africains souhaitant se rendre aux États-Unis.
Depuis plusieurs années, Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration irrégulière et du renforcement des frontières l'un des piliers de son programme politique. Au cours de son premier mandat, certaines de ses déclarations sur les pays africains avaient suscité de vives réactions diplomatiques et des critiques à l'échelle internationale.
Selon la note interne, les 20 centres régionaux qui resteront ouverts pour le traitement complet des demandes de visa sont les suivants : Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es-Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Johannesburg (Afrique du Sud), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (République démocratique du Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Libéria), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).
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