Environ 300 adolescentes âgées de 13 et 18 ans ont été engrossées pendant la période de confinement dans la province du Sud-Kivu.
Selon une enquête menée par ''Mwanamuke Kesho'', une structure de la société civile qui œuvre dans l'encadrement des jeunes filles dans la ville de Bukavu, 50 % des cas répertoriés sont des grossesses non désirées.
Les enquêteurs évoquent la fermeture des écoles et des lieux de loisirs comme étant la source primordiale de ces grossesses.
Ces données ont été révélées vendredi 04 septembre, lors d'une conférence débat organisée par cette structure au Bureau de coordination de la société civile dans la commune d'Ibanda.
Mwanamke Kesho indique que sur 110 ménages enquêtées, 90% ont déclaré avoir une fille mineure, dont 50% sont des écolières et 40 non écolières.
Ils ajoutent que 15% des cas seulement ont étaient amenés à l'hôpital et d'autres traités en famille et 79 % n'ont aucune connaissance de l'auteur de la grossesse.
Grâce Maroy, une des réalisateurs de cette enquête demande aux parents de prioriser le dialogue dans le ménages sur l'éducation sexuelle afin de lutter contre les grosses non désirées chez les filles mineures.
''Également aux autorités de mettre en place les centres d'encadrement pour la jeunesse et l'autonomisation de la femme par des activités culturelles, soutenir les initiatives des jeunes et contrôler de pharmacies se trouvant dans la ville de Bukavu pour s'assurer du service qu'ils offrent à la population'' renchérit Grâce Maroy.
Héritier Bashige depuis Bukavu
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