L’Association des Femmes des Médias(AFEM) s'insurge contre les menaces, intimidations dont sont victimes certains journalistes de la province du Sud-Kivu de la part de l'Agence Nationale de Renseignement (ANR).
Cette structure dénonce cette manière de faire de l'ANR, qu'elle qualifie d'intimidation et étouffement de la liberté de la presse.
Au cours d'un point de presse ténu ce mercredi 23 septembre 202 à Bukavu, la coordinatrice de cette structure des droits de l’homme, Julienne Baseke a déploré la multiplicité des cas d’interpellation et convocation de professionnels des médias dans différents coins de la province par cette agence.
Le cas le plus récent est celui de la journaliste Prisca Bukaraba, Directrice de la Radio communautaire Iriba FM qui a été séquestrée mardi 22 septembre au cachot de l'ANR Bukavu pendant plus de 8 heures et de Thais Bagula Zihindula, Directeur de la Radio Maendeleo, convoqué dans cette agence la semaine dernière sans assistance juridique et dans un état psychologique précaire.
''La presse doit rester libre, elle doit travailler librement. La liberté d’expression, la liberté d’information, la liberté de la presse ; ce sont des libertés publiques et garanties constitutionnellement. Elles ne se négocient pas'', martèle Julienne Baseke.
AFEM appelle le gouvernement congolais à créer des structures pour protéger la liberté de la presse et faire respecter les droits des citoyens congolais et particulièrement ceux des journalistes.
Certaines sources concordantes indiquent qu'une liste des journalistes exerçant dans la province du Sud-Kivu et qui seront interpellés incessamment serait à l'ANR. Une information que la rédaction d'election-net.com n'a pas pu obtenir le démenti de l'agence, la discrétion étant la règle dans ces milieux.
Héritier Bashige depuis Bukavu
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