L'humanité a célébré ce 10 décembre 2020 la journée mondiale des droits de l'homme.
En marge de cette Journée, la synergie des organisations des droits de l’homme du Sud-Kivu (SODH) a organisé une matinée d'échange consacrée essentiellement sur les droits de l’homme dans la ville de Bukavu et dans la province du Sud-Kivu en général.
Plusieurs acteurs intervenants dans ce secteur dont les autorités civiles, militaires ont pris part à cette matinée qui s'est tenue dans la salle Concordia de l'archevêché de Bukavu.
Les différents orateurs du jour sont plusieurs fois revenus sur la responsabilité des uns et des autres dans le respect de droits humains.
Pour Tuye Kahindo François, représentant du ministre provincial des droits humains qui a ouvert officiellement cette activité, le respect des instruments juridiques garantissant les droits de l’homme, notamment, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la charte sur les droits de l’homme est une nécessité.
De son côté, le président sectionnaire de l'Union Nationale de la Presse du Congo UNPC, Darius Kutoka, a plaidé dans son speach pour la dépénalisation de la célèbre infraction dont sont victimes le journalistes. Il s'agit du délit de presse.
Le secrétaire permanent de la SODH, Murhabazi Namegabe a soulevé une multitude des violations de droits de l’homme qui ont été documentés au Sud-Kivu au cours de l'année 2020.
Il s'agit du recrutement des enfants dans les groupes armés, les violences sexuelles et celles basées sur le genre, des assassinats ciblés d’une centaine de personnes dans la province, l'arrestations arbitraires et détentions illégales dans les cachots et prisons.
Tout en décriant cette situation, Murhabazi Namegabe demande aux autorités civiles et militaires de s'impliquer chacun à son niveau pour le respect strict de la déclaration universelle des droits de l'homme.
'' la situation de droit de l'homme pour l'année 2020 est restée préoccupante. Nous demandons aux autorités civiles et militaires de faire respecter le droit de l'homme parce que nous avons constaté qu'il avait beaucoup des personnes qui ont la portion d'autorité et qui ignorent leurs droits''
En effet, il suggère aux médias d'accorder une attention particulière aux questions relatives au droit de l'homme comme c'est le cas pour les activités sportives et culturelles.
Héritier Bashige depuis Bukavu
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