img

Actualités

La joie d’un rêve qui se dissipe dès le matin. C’est le cas d’Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza nommé le 03 Juin 2020 au poste de président du conseil d’administration de la SNCC.

Une année jour pour jour, cette ordonnance reste lettre morte et souffre d'application.

Le même scénario se vit presqu’à la Gecamines où Albert Yuma reconduit, consomme les derniers jours du mandat en cours en attendant l’application des ordonnances du Chef de l’état.

Une opportunité qui échappe à Sama Lukonde et Fabien Mutomb nommé respectivement directeur général de la Gecamines et de la SNCC.

Antoine Gabriel Kyungu déjà hors course…

Plus les jours passent, plus les chances s’amenuisent pour l’allié inconditionnel de Félix Tshisekedi dans le grand Katanga d’accéder au fauteuil de PCA de la Société nationale de chemin de fer du Congo. Deux barrières majeures se dressent sur son chemin.

Contrairement à l’enthousiasme qui a envahi le camps du président de la République, toutes ses décisions sont désormais soumises à une négociation avec son allié du FCC, l'ancien président Joseph Kabila.

Un allié qui ne semble pas prêt à pardonner à l’ancien président de l’assemblée provinciale du Katanga sa « trahison ».

Des sources proches du dossier affirment que le poste accordé à Antoine Gabriel Kyungu serait renégocié par la coalition FCC-Cach.

La famille politique de Joseph Kabila n’étend pas non plus laisser passer Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza qui passe pour l’un de ses critiques les plus farouches.

Le deuxième obstacle du patriarche Katangais est désormais son âge.
Du haut de ses 82ans d’âge, le président national de l’Unafec est déjà retraité et par conséquent, la loi le disqualifie pour évoluer dans la fonction publique dont l’âge de retraite est fixé désormais à 65 ans.

Un argument de taille exploité à fond par les pourfendeurs d’Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza.

La mort de la SNCC et de la Gecamines…

Loin des querelles politiciennes et partisanes, les deux entreprises évoluent sans pilote. La Gecamines est présidée par un directeur général intérimaire depuis 2013 après le limogeage de Kalej, alors que la SNCC croupit dans le saut vers l’inconnu après l’élévation de Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de premier ministre et les cheminots totalisent plus de 276 mois sans salaire.

Les syndicalistes de ces deux entreprises continuent de lancer les cris d’alarmes sur la mort programmée de ces deux entreprises stratégiques pour le pays en général et le grand - Katanga en particulier.

Avec l’embargo sur les gestionnaires intérimaires de la Gecamines, plus rien ne marche. Le retour aux délestages de paiement frappe déjà à la porte alors que des voix s’élèvent sur l’opacité dans la gestion de l’ex géant minier.

Chris Lumbu

About Author

leave a comment

Powered by Google TranslateTranslate