RDC/JM des enseignants 2023 : ces propositions de réformes du système éducatif faites par un activiste

Samuel Matabaro


Dans un entretien avec Election-net-com sur la journée mondiale des enseignants commémorée ce jeudi 05 octobre 2023, le chef de Travaux Samuel Matabaro, président de la fédération des mouvements citoyens Initiative Simama Grands Lacs, réunissant les organisations des jeunes et mouvements citoyens dans les cinq provinces de l'Est s'expriment largement sur la situation des enseignants et du système éducatif en République démocratique du Congo (RDC).

S'agissant de la situation des enseignants congolais, il déplore la précarité dans ils se trouvent les professionnels de la craie en RDC, en partant de l'école primaire jusqu'à l'Université en passant par l'école primaire.

" Nous fustigeons les conditions précaires qui continuent de traverser nos enseignants dans le système éducatif congolais. C'est vraiment déplorable, parce que la prise en charge qu'ils bénéficient n'est pas capable de nouer les deux combats du mois et ça, nous découvrir que c'est anormal", a-t-il déploré.

À lui de poursuivre :

"Des personnes qui respectent l'éducation, l'avenir du pays en mains, mais elles sont déconsidérées et nous trouvons que ce n'est pas normal". 

Il propose cependant des réformes visant à améliorer l'efficacité du système éducatif congolais qui n'est pas selon lui, adapté aux réalités actuelles.

"La deuxième chose, nous sommes pour des réformes dans le système éducatif congolais, notamment dans l'augmentation des écoles techniques, mais aussi des sections techniques voir des écoles des métiers. Parce que nous trouvons inconcevable que jusqu'aujourd'hui, nous avons des millions des diplômés, mais quand il s'agit d'un métier, nous sommes obligés d'utiliser à une main d'œuvre étrangère, une main d'œuvre des pays voisins", a-t-il regretté.

Et d'ajouter :

"Nous constatons que ce n'est pas normal, raison pour laquelle nous exigeons à ce que notre gouvernement tienne à ce qu'il puisse réformer notre système éducatif".

" C'est vraiment inconcevable que nous utilisions un système éducatif hérité de notre métropole la Belgique depuis plus de 40 ans. Eux-mêmes qui nous l'avaient légéné ne l'utilise plus. Mais nous jusqu'aujourd'hui nous continuons à l 'utiliser. Et donc, c'est devenu archaïque et n'est pas adapté au contexte actuel de notre pays particulièrement", a-t-il insisté.

"Pour cela, nous suggérons à ce qu'il y ait plus d'écoles techniques pour réduire le chômage et la pauvreté chez les jeunes. En même temps nous encourageons la vision du chef de l'État dont la gratuité de l'enseignement, mais nous insistons sur le fait que ça devrait se faire de manière planifiée et organisée pour éviter des erreurs d'organisation, des erreurs techniques et stratégiques dont par exemple l'identification ou la connaissance du nombre de tous les enseignants, ceux qui sont toujours en vie, ceux qui sont en fonction et ceux qui sont retraités, c'est une question qui doit être connue, le nombre des NU, ceux qui n'ont pas des matricules dont ils représentent actuellement plus de 50% de l'effectif du personnel enseignante".

À lui de chuter :

"Et donc, tous ces paramètres doivent être connus, mais aussi la prise en charge doit être faite de manière à ce que tous les enseignants reçoivent leurs primes. Pas seulement recevoir mais aussi adapté cette prime au coût de vie actuel pour leur permettre de nouer les deux bouts du mois".

La journée mondiale des enseignants a cette année pour thème « Les enseignants dont nous avons besoin pour l'éducation que nous souhaitons : l'impératif mondial de remédier à la pénurie d'enseignants ». Ce thème a pour principal objectif de mettre au premier plan de l'agenda mondial l'importance de stopper le déclin du nombre d'enseignants, puis de commencer à augmenter leur nombre.

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