img

Actualités

Politique

Au cours d'une interview exclusive accordée ce dimanche, 17 janvier 2021 à election-net.com,
Franck Mwe di Malila, ancien ministre congolais à la coopération internationale et intégration régionale, haut cadre du Parti Républicain de Léon Kengo wa Dondo a donné sa lecture des faits des tractations politiques en cours pour l'installation de l'Union Sacrée de la Nation prônée par le chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en vue de la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale.

Election-net.com, (ENET): Après les élections de décembre 2018, comment pouvez-vous définir la RDC actuellement ?

Franck Mwe di Malila, (FMM): À l’aune des élections de 2023, la RDC est actuellement engluée dans une série d’impasses politiques, économiques et sociales qui se traduit par une paralysie de fonctionnement des Institutions.

ENET: Quelle lecture faites-vous de cette reconfiguration du contexte politique après l'éviction du bureau Mabunda à l'assemblée nationale ?

FMM: Le cadre constitutionnel fragile conduit à l’instabilité des Institutions au point de créer le désordre dans le fonctionnement de l’Etat.
Le comportement des Élus, quel que soit le niveau, n’est pas à la hauteur des problèmes et des défis face auxquels la RDC est confrontée.

ENET: Étant donné que ce n'est pas le parlement qui gère le pays au quotidien il y a un gouvernement ?

FMM : Le gouvernement est dans une forme d’indolence qui ne lui permet pas de mettre en place les réformes nécessaires et d’agir avec efficacité devant certains problèmes (bandes armées à l’Est, pandémie du Covid 19 par exemple).
L’unité et la cohésion nationale sont menacées, le communautarisme et le tribalisme refont surface.
La décrépitude économique et sociale installe la RDC dans l'immobilisme.
Le peuple congolais a perdu sa souveraineté depuis plusieurs années et n’a aucune exigence vis-à-vis de dirigeants. Le peuple se comporte comme des prisonniers dans le désert prenant les mirages pour la réalité.

ENET: Quelle devrait être la volonté des dirigeants pour sortir de ces impasses et comment comprenez-vous la vision du Chef de l'État pour impulser la transformation de la nation congolaise?

FMM : Consolider la constitution pour assurer la stabilité des institutions. Former un gouvernement de missions pour organiser les élections dans le délai prévu et amorcer les réformes nécessaires en prenant acte qu'aucune majorité constitutionnelle ne peut imposer sa politique.

ENET: vous évoquez les réformes, mais à quel niveau ?

FMM : Au niveau institutionnel. Par exemple, la CENI, la réformer comme organe technique chargé de recensement de la population et l'organisation des élections. Il faut dépolitiser la composition de membres de la CENI.

ENET Selon vous, quelle matière devrait être la priorité dans l'action gouvernementale de l'Union Sacrée ?

FMM: Donner la priorité aux besoins de la population en mettant en place une politique économique et sociale adaptée aux réalités de la RDC et monde. Garantir la paix et l'indépendance du territoire national en renforçant l'armée, la police et les services de renseignement. Lutter vigoureusement contre la corruption et l'affairisme dans l'exercice des fonctions d'État. Prendre un engagement éthique pour les hommes et les femmes politiques dans l'exercice de leur fonction.

ENET: Mot de la fin?

FMM: Se souvenir de cette maxime" seul le peuple est permanent, les hommes et les instructions passent" et de cette réalité"une nation ou une civilisation peut disparaître", a-t-il conclu.

Propos recueillis par Bivince Mpungu

About Author

leave a comment

Powered by Google TranslateTranslate