Christian Tshiwewe et le président de la République
Un document confidentiel émanant de la Présidence de la République, dont Election-net.com a obtenu une copie, révèle sur les graves tensions qui secouent le sommet de l'appareil de sécurité congolais.
La Direction des Renseignements de la Garde Républicaine (GR) ordonne la mise à l'écart de plusieurs de ses membres, soupçonnés de liens avec des arrêtés généraux pour avoir fomenté un « mouvement subversif » visant à renverser le pouvoir en place.
La note interne, référencée 123 /PR/EMA GR/Dir Rena/25 et datée du 6 octobre 2025, adressée au Chef d'État-Major des FARDC, cite nommément trois hauts gradés, aujourd'hui derrière les barreaux : le Général d'Armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien Chef d'État-Major général des FARDC ; le Lieutenant-Général Franck Buamunda Ntumba, ex-Chef de la Maison Militaire ; et le Général de Brigade Benjamin Katende Batubadila, qui occupe le poste stratégique de Commandant Adjoint de la Garde Républicaine pour les Opérations et le Renseignement. L'arrestation de ce dernier, un homme clé au cœur du dispositif de sécurité présidentielle, souligne la gravité de la crise et la défiance qui règne au sein du premier cercle du pouvoir.
Le motif développé pour justifier cette purge est pour le moins singulier. Le document ne reproche pas aux militaires visés d'avoir participé activement au complot présumé, mais d'avoir « près » des arrêtés généraux. Ils sont accusés d'avoir « gardé d'eux des souvenirs et affinités » susceptibles de « porter atteinte aux missions assignées à la GR ». Cette notion vague d'« affinités » inquiète les observateurs. Elle semble signifier que la simple loyauté personnelle ou un passé professionnel commun avec les officiers disgraciés suffit désormais à être considérée comme une menace pour la sécurité nationale.
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