Alors que la devise américaine pourrait perdre 9 % de sa valeur d’ici 2026, selon Morgan Stanley, le président congolais Félix Tshisekedi tire la sonnette d’alarme : une telle dépréciation pourrait ébranler les fondements de l’économie congolaise, ultra-dépendante du dollar.
Avec 91 % des dépôts bancaires et 97 % des prêts libellés en dollars, la RDC est particulièrement vulnérable à un affaiblissement de la monnaie américaine. Le chef de l’État a pointé quatre risques majeurs : une Inflation importée ( hausse des prix des produits manufacturés), Pression sur le franc congolais (près de 2 900 FC pour 1 $, contre 2 780 fin 2024), ralentissement chinois (menace sur les exportations de cuivre et de cobalt), volatilité des cours des métaux, compliquant toute planification économique.
Si la baisse du dollar pourrait booster la compétitivité des produits congolais, elle risque aussi de renchérir les importations et les salaires des expatriés, majoritairement payés en devises fortes.
Face à ces défis, Tshisekedi a ordonné à son gouvernement et à la Banque centrale d’élaborer des mesures urgentes pour protéger l’économie des chocs extérieurs, renforcer la stabilité du franc congolais, réduire la dépendance au dollar.
La question qui brûle est celle de savoir si la RDC parviendra-t-elle à se défaire de l’emprise du dollar, ou subira-t-elle de plein fouet ce séisme financier ?
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