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Le climat politique se tend davantage en République démocratique du Congo autour de la proposition de loi portant organisation du référendum, déclarée recevable par l'Assemblée nationale de la RDC.
À la suite de cette évolution parlementaire, le groupe parlementaire d'opposition « Ensemble » a annoncé la suspension de sa participation aux conférences consacrées à l'examen et au vote de cette proposition de loi initiée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy. Une décision qui a traduit la montée des tensions entre la majorité et l'opposition sur la question sensible de la réforme constitutionnelle et du recours au référendum.
Le texte en discussion accorde un rôle central au Président de la République dans le déclenchement du processus référendaire. Il prévoit notamment que seul le chef de l'État peut convoquer un référendum par ordonnance. Certaines dispositions évoquent également la possibilité, en cas de dysfonctionnement majeur des institutions, de mettre en place une Commission nationale multidisciplinaire chargée d'identifier les dispositions constitutionnelles jugées inadaptées avant d'engager un éventuel processus de révision.
Pour l'opposition politique, cette initiative constitue une menace contre l'ordre constitutionnel actuel. Réunie au sein de la coalition C64, l'opposition non armée a décrété une journée « ville morte » sur toute l'étendue du territoire national le mercredi 3 juin 2026.
Dans son appel à la mobilisation, l'opposition accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir engager une démarche visant à modifier les équilibres constitutionnels, dénonçant ce qu'elle qualifie de « rébellion contre la Constitution ». Elle critique également la gestion du pouvoir et évoque des accusations de partage de la gouvernance avec Paul Kagame.
Parmi les figures les plus offensives de l'opposition, Delly Sesanga a lancé un message de fermeture à l'endroit du pouvoir en place.
« Nous allons affronter ce pouvoir à main nue, pour le plaquer au sol parce que nul ne peut exercer plus de deux mandats comme Président de la République en RD Congo », a-t-il déclaré.
Alors que le débat sur la réforme du cadre référendaire prend une dimension hautement politique, plusieurs observateurs redoutent une radicalisation du climat sociopolitique dans les prochains jours. Entre affrontement institutionnel au Parlement et mobilisation annoncée dans la rue, le dossier du référendum s'impose désormais comme l'un des principaux foyers de tension de la scène politique congolaise.
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