RDC-Rwanda : à Londres, les deux pays promettent de faire taire les armes et de sauver le processus de paix

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Un an après la signature de l'accord de paix de Washington, la République démocratique du Congo et le Rwanda s'efforcent de maintenir le cap malgré une situation sécuritaire toujours explosive dans l'est congolais. Réunis le 24 juin 2026 à Londres, les représentants des deux pays, aux côtés des États-Unis, du Qatar, du Togo et de l'Union africaine, ont affiché une volonté commune de relancer les mécanismes de confiance et d'éviter un effondrement du processus de paix.

Cette sixième réunion du Comité conjoint de surveillance intervient dans un contexte particulièrement préoccupant. Les participants ont dressé un constat alarmant : recrudescence des combats sur le terrain, utilisation de drones aux conséquences parfois dramatiques pour les populations civiles, aggravation de la crise humanitaire et progression de l'épidémie d'Ebola dans certaines zones de l'est de la RDC.

Face à ces défis, le Comité des opérations conjointes a insisté sur l'urgence de mesures concrètes pour garantir l'application effective du cessez-le-feu et empêcher une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire.

Des engagements précis pour éviter une nouvelle escalade

Au cœur des discussions, Kinshasa et Kigali ont réaffirmé leur engagement à appliquer intégralement l'accord de paix signé le 27 juin 2025 sous l'égide des États-Unis.

Les deux parties se sont notamment engagées à réduire immédiatement les tensions sur le terrain, particulièrement dans la région sensible de Minembwe, où les risques d'affrontement restent élevés. Elles promettent également d'utiliser leur influence auprès des différents acteurs armés afin de favoriser l'apaisement.

Autre décision majeure : le renforcement du mécanisme de vérification des engagements pris par les deux États. Le mandat de l'équipe régionale de vérification devrait être élargi afin d'assurer un suivi plus rigoureux de l'application des accords conclus à Washington.

Les deux pays ont également convenu d'accélérer le partage de renseignements sécuritaires et de coordonner davantage leurs actions à travers le mécanisme conjoint de coordination de la sécurité.

Doha reste au centre de la recherche d'une solution durable

La rencontre de Londres a également permis de réaffirmer le soutien au processus de Doha, qui vise à trouver une question négociée au conflit impliquant l'AFC/M23.

Pour les partenaires internationaux engagés dans cette médiation, une paix durable dans l'est de la RDC ne pourra être obtenue sans avancées significatives dans les discussions politiques en cours entre Kinshasa et les groupes armés concernés.

Dans cette optique, la RDC et le Rwanda se sont engagés à créer un climat plus favorable aux négociations, notamment en entraînant toute rhétorique hostile susceptible de perturber les efforts diplomatiques entrepris depuis plusieurs mois.

Un test de crédibilité pour les accords de Washington

Si la déclaration de Londres traduite une volonté politique affichée de poursuivre la voie du dialogue, elle constitue surtout un test de crédibilité pour les accords de Washington.

Sur le terrain, les populations de l'Est attendent désormais des résultats concrets : une baisse réelle des violences, la protection des civils, le retour progressif de la stabilité et l'amélioration des conditions humanitaires.

Le soutien renouvelé des États-Unis, du Qatar, du Togo et de l'Union africaine démontre que la communauté internationale continue de miser sur la diplomatie pour mettre fin à l'un des conflits les plus complexes du continent africain.

La prochaine réunion du mécanisme conjoint est annoncée dans les quinze prochains jours. Un rendez-vous qui pourrait s'avérer déterminant pour mesurer si les engagements pris à Londres se traduiront enfin par des avancées tangibles sur le terrain ou s'ils resteront de simples promesses diplomatiques.

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