RDC : réhabilitation des gouverneurs déchus par Gilbert Kankonde, voici pourquoi l'initiative des assemblées provinciales a été rejetée


Les motions de déchéance initiées contre les gouverneurs du Maniema, Nord-Ubangi, Bas-Uele pour ne citer que provinces n'ont pas respecté la procédure normale. L'analyste politique George Kasongo Mwalimu constate que ces chefs d'exécutif n'ont pas eu le temps de se défendre vis-à-vis des accusations alors que se trouvant à Kinshasa au moment de leur destitution.

" Ces gouverneurs ont été déchus pendant qu'ils étaient en mission officielle à Kinshasa. Je crois personnellement que ces motions n'ont pas suivie la voie normale. Ces motions ainsi votées in absentia ont violé deux principes de droit reconnus universellement. Notamment, le principe de la contradictoire et de la défense. Ce qui veut dire que ces gouverneurs avaient le droit de donner leur version par rapport aux différentes motions, aux différentes accusations. Ils avaient droit à la défense contre les charges qui leur étaient attribuées. Scellé le sort d'une personne définitivement sans qu'il y ait possibilité de se défendre, c'est contre la démocratie et les principes d'un État de droit", a-t-il soutenu dans une interview accordée à Election-net.Com. Pour lui, "la mesure de voter une motion in à l'absence de l'incriminé peut engendrer deux conséquences notamment présenter une démission auprès du président de la République, celui-ci peut ou ne pas prendre compte cette décision. Ces gouverneurs n'ont pas démissionnés mais ils ont saisi la justice". Il y a un principe du droit Poursuit-il, celui de "la saisine des cours et tribunaux quia un effet suspensif sur la procédure en marche. C’est-à-dire lorsque les affaires sont présentées devant les juridictions, on doit arrêter toute procédure jusqu'à ce que le droit se prononce. Selon lui, le vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur Gilbert Kankonde) n'a rien dit de nouveau dans sa décision, il les a réhabilités seulement pour que la justice se prononce d'abord" , martèle Georges Kasongo qui poursuit que le bras de fer qui veut s'instaurer entre le vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur et l'Assemblée provinciale du Maniema peut pousser le ministre à fermer l'assemblée provinciale comme il a été le cas avec l'Assemblée provinciale du Kongo-Central suspendu 9 mois par Rammazany Shadary suite "aux désordres".

Par ailleurs, il conseille aux députés provinciaux du Maniema de ne pas s'engager dans un conflit contre leur autorité de tutelle ." Il ne fallait pas que nos députés provinciaux puissent engager un bras de fer contre le vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur, sous peine de la fermeture de l'assemblée provinciale," conclut-il.

Bénédicte Matondo


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