RDC: Quand India Omari passe au crible le point de presse de Félix Tshisekedi à Goma


Le dernier point de presse animé par le Président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo le jeudi 08 octobre au terme de son séjour à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu continue à alimenter le débat, notamment en ce qui concerne l'affaire de la commune rurale de Minembwe, en territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu.

La décision annoncée par le Chef de l'État Congolais sur cette municipalité au centre d'une polémique depuis l'installation par le Ministre d'État et Ministre de la décentralisation et réforme institutionnelle de ses autorités communales est diversement interprétée selon que l'on est d'un camp ou d'un autre.

C'est dans ce cadre que l'acteur politique et cadre du Front Commun pour le Congo(FCC) India Omari est revenu avec une nouvelle tribune pour décortiquer le point de presse de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Il a consacré sa tribune parvenue à election-net.com à une analyse selon lui rigoureuse et de façon scientifique aux termes ( verbes) clés utilisés par ce dernier ( promettre,Ordonner et suspendre) pour pouvoir déchiffrer le fond codé de son message.

S'agissant du premier verbe utilisé par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans son point de presse, "promettre", il souligne qu'un chef ne promet pas mais s’assume.

Quant au deuxième verbe, "Ordonner", India Omari s'étonne du fait que le chef de l’Etat qui promet d'ordonner sans pour autant donner de plus amples détails. "Il va Ordonner à qui et comment?", s'interroge-t-il.

Pour ce qui est du dernier verbe, "suspendre", il pense que même si sa suspension devait se faire, la discussion doit se faire en conseil des ministres et c’est le premier ministre qui doit en principe suspendre l’exécution de sa décision faute de consensus.

Il conclut sa tribune en conseillant au Chef de l’État de réajuster son équipe, car il pense qu’il y’a un problème de compétence et d’aptitude qui font défaut.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac

Ci-dessous l'intégralité de la tribune d'India Omari :

TRIBUNE DE INDIA OMARI FORCE: LECTURE DU POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

« Je promets d’ordonner de suspendre la mesure d’instauration de Minembwe comme Commune rurale » c’est en ces termes que s’est exprimé hier le Président de la République à Goma face à la clameur générale du peuple congolais. Il nous suffit d’analyser rigoureusement et de façon scientifique les termes ( verbes) clés utilisés par ce dernier ( promettre,Ordonner et suspendre) pour pouvoir déchiffrer le fond codé de son message.

  1. PROMETTRE
    Un chef ne promet pas mais s’assume. Il prend, toutes affaires cessantes, des mesures concrètes pour passer à l’acte en vue d’affirmer son autorité. Il n’agit pas sur base des humeurs ou des pressions des gens. C’est un guide, un visionnaire, bref, un véritable père de la nation. Il s’assume face une situation qui se pose et prend des décisions en âme et conscience. Quand un Chef promet de prendre une décision, c’est qu’il n’est pas sûr de ce qui fait ou de ce qu’il est.
  2. Ordonner
    Le chef de l’Etat qui promet Ordonner sans pour autant donner de plus amples détails. Il va Ordonner à qui et comment? Pour rappel, la décision conférant le statut des villes et communes certaines agglomérations dont Minembwe a été prise par décret du Premier Ministre qui est différent avec l’ordonnance du Président de la République. Ce décret a été débattu en conseil des ministres, organe de délibération du Gouvernement. Ainsi, quand le chef de l’état parle d’ordonner, ce que lui même ne comprend pas ce qu’il dit. Le principe du parallélisme de forme et de compétence, veut que l’autorité qui a pris la décision, c’est la même autorité habilitée à la retirer ou qui la suspendre. Le décret en droit Constitutionnel positif congolais, n’est pas l’œuvre du chef de l’Etat. Et même si sa suspension devait se faire, la discussion doit se faire en conseil des ministres et c’est le premier ministre qui doit en principe suspendre l’exécution de sa décision faute de consensus. Le président de la république ne devait pas prendre une telle décision et chose grave et étonnante, devant la foule. En droit, sa décision est non avenue.

En conclusion, nous conseillons au chef de l’Etat de réajuster son équipe, car nous pensons qu’il y’a un problème de compétence et d’aptitude qui font défaut. Dans ces sorties médiatiques, il enregistre beaucoup de ratés et d’erreurs graves. Pour l’image du pays, nous suggérons qu’il révoque les affairistes qui inondent son cabinet. Il y’a beaucoup de compétences dans notre pays et même dans votre parti qui chôment. Conseil d’un sage à prendre au sérieux.
India fooorce.


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